Bruxelles, 27/08/2002 (Agence Europe) - La Présidence danoise a fait, lundi 26 août, au nom de l'Union européenne, la déclaration suivante:
"L'UE, tout en renouvelant son souhait de pouvoir accueillir le Bélarus parmi les États démocratiques d'Europe, est gravement préoccupée par la situation qui prévaut dans ce pays en ce qui concerne les droits de l'homme et la démocratie. L'UE s'inquiète du projet de loi intitulé "de la liberté de conscience et des organisations religieuses" qui a été approuvé le 27 juin par la Chambre des Représentants afin d'être ensuite soumis au Conseil de la République pour approbation définitive. Si cette loi est votée, cela réduira encore la liberté de conscience au Bélarus. L'UE craint que le projet de loi n'ouvre la voie à la discrimination à l'encontre des communautés religieuses en établissant une distinction entre les religions en fonction de leur "valeur" par rapport au Bélarus, qu'il constitue la base d'une censure en exigeant que les publications religieuses soient soumises aux autorités du Bélarus avant d'être diffusées et qu'il ne soit pour le gouvernement un moyen de contrôler les organisations religieuses et de pouvoir les soumettre à des sanctions dans des conditions qui ne seront pas clairement définies. Il est permis de douter que cette loi - si elle est votée - soit conforme aux accords internationaux contractés par le Bélarus. L'UE invite le Conseil de la République à ne pas approuver cette loi". Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, ainsi que les pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen se sont ralliés à cette déclaration.