Bruxelles, 20/08/2002 (Agence Europe) - Dans une étude publiée récemment sur le thème "Emploi et marché du travail dans les pays d'Europe centrale", la Commission européenne présente des informations sur les développements en matière d'emploi dans les dix pays candidats à adhérer à l'UE ainsi que dans trois autres pays participant aussi au programme Phare (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Ancienne République de Macédoine). Cette publication adopte une approche comparative et comporte trois sections intitulées: (1) Tendances récentes du marché du travail; (2) Marchés régionaux du travail; (3) Niveaux d'éducation et structure des professions de la population active.
Les conclusions principales de cette étude sont les suivantes:
Tendances récentes du marché du travail: cette section analyse le développement de l'emploi et du chômage dans les treize pays concernés, sur une base trimestrielle pour les années 1999 et 2000, à partir d'informations provenant essentiellement des enquêtes nationales sur les forces de travail (EFT). En ce qui concerne le développement trimestriel de l'emploi et du chômage, cinq pays (Bulgarie, Estonie, Pologne, Roumanie et Slovaquie) font état de la tendance saisonnière classique de l'emploi: plus faible au 1er trimestre, en hausse durant les deuxième et troisième trimestres de nouveau en baisse au quatrième. La variation la plus importante est constatée en Roumanie, où le taux d'emploi va de 59,9% au 1er trimestre à 65,2% au 3ème. Les variations dans les niveaux d'emploi et de chômage de 1999 à 2000 reflètent les tendances de la croissance économique générale qui a d'abord été caractérisée par un ralentissement plus ou moins prononcé suivi d'un net redressement.
Marchés régionaux du travail: l'analyse se concentre sur le niveau de qualification de la population active et la structure par profession des personnes ayant un emploi faisant ainsi ressortir le capital humain disponible dans les régions et le potentiel inhérent de l'offre régionale de travail. En ce qui concerne le niveau de qualification de la population active, la part des qualifications élevées est plus importante que celles des qualifications faibles dans les Etats baltes, la Lituanie et l'Estonie, l'inverse étant vrai pour la Bulgarie, la Slovénie et la Pologne. La République tchèque et la Slovaquie montrent un segment de qualification intermédiaire étendu. La Commission note que dans presque toutes les régions, la part des qualifications élevées parmi les personnes ayant un emploi est supérieure à celle des chômeurs. Les personnes ayant un emploi à qualifications élevées sont concentrées dans le secteur des services (spécifiquement "autres services", "intermédiation financière, activités dans les affaires "et "administration publique"), tandis que ce pourcentage est extrêmement faible dans "agriculture et pêche". Pour ce qui est de la structure des professions , les professions qualifiées de service (directeurs, professionnels, techniciens) sont concentrées dans des centres où elles peuvent représenter de 40 à 50% des personnes ayant un emploi. Ces professions, avec celles des employés de bureau et des ouvriers du service et du commerce, représentent dans tous les pays (à l'exception de la Roumanie et de la Pologne) plus de la moitié des personnes ayant un emploi.
Niveaux d'éducation et structure des professions de la population active: dans la plupart des pays, les hommes sont majoritairement employés dans des professions manuelles et dans le commerce lié à celles-ci, ou en tant qu'opérateurs et assembleurs d'équipement et de machines, tandis que les femmes travaillent principalement dans les services et la vente et parmi les techniciens et professionnels associés. De plus, les femmes sont plus fortement représentées parmi les professionnels et les employés de bureau, tandis que les hommes dominent parmi les législateurs, les hauts fonctionnaires et les directeurs.