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Bulletin Quotidien Europe N° 8122
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/nicole fontaine

Mme Fontaine ira à Kaboul

Bruxelles, 04/01/2002 (Agence Europe) - Dans une interview publiée le 1er janvier par Le Figaro, la Présidente du Parlement européen Nicole Fontaine a salué la nomination de Valéry Giscard d'Estaing à la tête de la Convention qui préparera la prochaine CIG, en notant en particulier que « c'est un Français, ce qui a son importance si l'on songe que des sujets aussi délicats que la politique agricole commune ne pourront pas ne pas être abordés par la Convention », et que le « triumvirat » qu'il forme avec Jean-Luc Dehaene et Giuliano Amato » défend des conceptions fédéralistes, même si le mot fâche encore ».

Parmi les épisodes saillants de sa Présidence, Mme Fontaine rappelle en particulier: - la visite du commandant Massoud en mai 2001 à Strasbourg. « Ses dernières paroles ont été « rendez-vous dans Kaboul libérée ». J'irai sur sa tombe en janvier », annonce Mme Fontaine ; - l'établissement de nouvelles relations avec la Commission européenne. Mme Fontaine constate qu'au début « certains députés n'auraient pas détesté faire éclater une nouvelle crise (…) . Les Allemands de la CDU/CSU n'avaient pas digéré que Gerhard Schröder n'envoie aucun des leurs à la Commission (…). Les conservateurs britanniques nouvellement élus à Strasbourg étaient beaucoup plus eurosceptiques que leurs prédécesseurs. En plus, il y avait les membres de la commission du contrôle budgétaire qui avaient orchestré la démission de la Commission Santer: ils avaient encore le goût du sang dans la bouche. Tout cela s'est traduit chez beaucoup par la volonté d'humilier la Commission en formulant des exigences qui étaient inacceptables pour elle. Une nouvelle crise aurait été une erreur magistrale » ; - l'apparition du Président du Parlement européen sur la « photo de famille » du Conseil européen. C'est un symbole important et « j'ai essayé de l'obtenir depuis que je suis arrivée au perchoir. Il n'y avait pas moyen sous présidences finlandaise et portugaise. Ce sont les Français qui ont ouvert la brèche, il y a un an à Nice. Les Suédois ont été formidables, tout comme les Belges (…). Pour mon successeur au Parlement, c'est maintenant un fait acquis » .

Parmi les regrets de Nicole Fontaine, la décision du Parlement d'éliminer les séances du vendredi matin des sessions plénières à Strasbourg. « J'ai trouvé cela affreux. Nous avons perdu le vote à neuf voix près, et quatorze députés français étaient tout bonnement absents » lors de ce vote, déplore-t-elle.

Quant à l'avenir, Mme Fontaine indique qu'elle pourrait rejoindre « la petite structure en France qu'on appelle les « mousquetaires » du Président de la République (…). Jacques Chirac m'a dit que le « timing» de mon abandon du perchoir était parfait. Il me l'a encore répété au Sommet de Laeken ».

 

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