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Bulletin Quotidien Europe N° 8031
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/lituanie

M. Reynders estime que les fondamentaux économiques sont « bons » dans ce pays

Bruxelles, 22/08/2001 (Agence Europe) - Lors de sa tournée dans les pays candidats à l'élargissement de l'Union européenne, le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a estimé mardi que « les fondamentaux économiques sont bons en Lituanie, malgré le ralentissement économique que connaît le pays depuis deux ans en raison de la crise russe ». « Nous sommes face à une situation qui répond aux critères de Maastricht: un faible taux d'inflation, une croissance économique de 4% et un déficit public peu élevé », a expliqué M. Reynders, soulignant toutefois que le revenu par habitant reste relativement bas, à 30% de la moyenne européenne, et que le taux de chômage est élevé à plus de 15%.

La ministre lituanienne des Finances, Dalia Grybauskaite, a indiqué qu'elle souhaitait que son pays boucle trois chapitres supplémentaires (sur un total de 29) dans ses négociations en vue de l'adhésion à l'UE: le contrôle financier, la taxation et les droits de douane. La Lituanie a demandé cependant des périodes transitoires plus longues concernant l'introduction des droits d'accises sur les cigarettes et l'essence, car le pays « craint que la contrebande apparaisse en provenance des pays voisins ». Le demande lituanienne visant à obtenir un décalage dans le temps des périodes de transition pourrait être envisageable pour les accises sur le tabac, mais moins pour l'essence, a estimé le ministre belge.

A l'issue d'une rencontre entre M. Reynders et le gouverneur de la banque nationale lituanienne, Reinolbijus Sharkinos, ce dernier a déclaré que le litas (actuellement ancré sur le dollar), sera rattaché à l'euro à partir du 2 février 2002. Le taux de change sera fixé à cette date sur la base du taux fixé par la Banque centrale européenne (BCE).

Des discussions plus tendues ont porté sur la question de la fermeture du deuxième bloc de la centrale nucléaire d'Ignalina, qui est une des conditions posées par l'UE pour laisser le pays entrer dans l'UE. Cette dernière propose la fermeture du bloc pour fin 2009, mais la Lituanie s'y oppose tant qu'elle n'aura pas modernisé ses autres sources d'énergie et trouvé des ressources alternatives au nucléaire. La Lituanie a déjà reçu 43 millions d'euros du Nuclear Safety Account, géré par la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) en vue de prendre les mesures de sécurité nécessaires pour démanteler sa centrale. L'arrêt du premier bloc d'Ignalina est prévu pour 2005.

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