login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7873
Sommaire Publication complète Par article 18 / 42
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/vache folle

Les tests de dépistage rapide de l'ESB ont débuté dans les Etats membres avec des difficultés variables

Bruxelles, 03/01/2001 (Agence Europe) - L'entrée dans le nouveau millénaire aura marqué un tournant dans la gestion de la crise de la vache folle dans l'Union européenne. Le 1er janvier 2001 était en effet la date butoir pour la mise en œuvre des tests de dépistage systématiques de l'ESB chez tous les bovins à risques (animaux malades, abattus d'urgence ou présentant des symptômes neurologiques de l'ESB) de moins de trente mois dans tous les Etats membres, pour la levée des mesures de restriction imposées par certains Etats membres aux importations de viande bovine française et pour l'interdiction temporaire des farines carnées dans l'alimentation de tous les aliments de ferme, décidée le 4 décembre dernier. Voici un aperçu de la situation:

Tests de dépistage: tous les Etats membres se sont attelés à la tâche, avec des capacités et des difficultés variables, liées au manque de laboratoires agréés en mesure de pratiquer ces tests. Certains Etats membres comme la France, l'Allemagne et le Danemark ont même pris de l'avance sur le calendrier communautaire en pratiquant, dès à présent, les tests de dépistage sur tous les bovins de moins de trente mois entrant dans la chaîne alimentaire, qui ne seront obligatoires dans l'Union qu'au 1er juillet prochain, mais que le Royaume-Uni pratique déjà depuis avril 1996 pour avoir été à l'origine de la première crise de la vache folle. Le Portugal, lui aussi, a annoncé son intention d'anticiper cette mesure en la mettant en œuvre dès le mois d'avril. En France, le dispositif de dépistage portera, dans un premier temps, sur quelque 20 000 tests par semaine et sera opérationnel d'ici à la fin janvier avec 13 laboratoires agréés, pour monter ensuite en puissance et atteindre sa pleine capacité avec 80 000 à 100 000 tests hebdomadaires. 26 laboratoires sont actuellement en attente d'agrément. En Italie (où deux cas de vache folle ont été détectés), seuls deux laboratoires sont à ce jour capables d'effectuer les tests, à raison de 70 par jour, soit environ un millier par semaine (alors que 14.000 seraient requis, d'après La Repubblica). "Nous devons prendre acte de ce que nous ne sommes pas prêts", a indiqué le ministre de l'Agriculture Alfonso Pecoraro Scanio. D'ici à février, dix autres laboratoires devraient être opérationnels. Aux Pays-Bas (où 8 cas d'ESB ont été enregistrés), la capacité de tests s'élèverait, d'après le ministère de l'Agriculture, à 2 500 tests par jour. En Grèce (où aucun cas de vache folle n'a été recensé), quelque 35 000 animaux seront très prochainement testés d'après le ministère de l'Agriculture. En Allemagne, où les tests sont pratiqués par les Länder, les autorités fédérales ne seraient pas encore en mesure de donner des chiffres. En Irlande (où 596 cas d'ESB ont été enregistrés), une décision du gouvernement doit intervenir ce mois-ci. En Espagne (2 cas), 546 000 tests devraient être pratiqués au cours des deux phases de dépistage. Suède et Finlande, où aucun cas n'a été décelé, n'échappent pas à l'obligation de dépistage chez tous bovins à risques. La Finlande espère néanmoins pouvoir être exemptée de la deuxième phase de tests.

Mesures bilatérales concernant les restrictions aux importations françaises que l'Autriche, l'Espagne et l'Italie avaient été invitées à lever. La Commission a indiqué mercredi n'avoir reçu aucune notification officielle de ces Etats membres. La question pourrait être abordée par le Comité scientifique directeur qui se prononcera les 11 et 12 janvier sur la pertinence de mesures supplémentaires adoptées par la France.

Alors que se mettent en place ces mesures communautaires, la polémique fait rage en Allemagne. Le recensement de 7 cas de vache folle depuis l'apparition du premier cas en novembre dans un pays qui s'était cru à l'abri de l'épizootie a mis les politiques sur la sellette. Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le reproche fait par le Commissaire David Byrne à l'Allemagne d'avoir négligé un rapport scientifique de l'Union publié en mars (sur le risque géographique d'incidence de l'ESB dans les Etats membres) et qui la mettait en garde contre l'apparition probable de cas d'ESB sur son territoire ont attiré les foudres du secrétaire général de la CDU sur les ministres de l'Agriculture Karl-Heinz Funke et de la Santé Andrea Fischer. Le chancelier Schröder aurait calmé le jeu en soulignant dans ses vœux de Nouvel An qu'il ne servait à rien de "chercher des coupables et de demander des démissions". L'engagement a néanmoins été pris, par le Chancelier, de faire procéder à une "analyse des failles à tous les niveaux politiques" qui ont conduit à l'apparition de la crise dans le pays.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE