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Bulletin Quotidien Europe N° 7838
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ueo

Le Conseil ministériel de Marseille, le 13 novembre, sera le dernier du genre - La Déclaration de Marseille décrira le passage à une organisation résiduelle

Bruxelles, 08/11/2000 (Agence Europe) - Le Conseil de l'Union de l'Europe Occidentale, qui se tiendra le lundi 13 novembre à Marseille sous la présidence des ministres français des Affaires étrangères Hubert Védrine et de la Défense Alain Richard, sera la dernière réunion du genre, et la Déclaration de Marseille qui clôturera ses travaux marquera une rupture avec l'UEO telle qu'elle a été jusqu'à aujourd'hui, et décrira les détails de la mise en place d'une organisation résiduelle essentiellement destinée à assurer le respect des obligations au titre des Articles V et IX du Traité de Bruxelles modifié (assistance mutuelle en cas d'agression et obligation de présenter un rapport annuel à son Assemblée parlementaire), ainsi que la poursuite des activités du GAEO (Groupe Armement de l'Europe Occidentale).

Les travaux commenceront lundi matin à Marseille par une réunion du GAEO, sous présidence grecque (la présidence du Groupe Armement n'est pas la même que celle du Conseil de l'UEO). Ensuite, toujours dans la matinée, les ministres des Affaires étrangères des dix membres à part entière de l'UE auront une rencontre au cours de laquelle ils discuteront de la reconfiguration institutionnelle de l'UEO et de la mise en place de sa structure résiduelle. Suivra une réunion conjointe des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, à vingt-et-un (les dix membres à part entière, les cinq observateurs de l'UE - les quatre pays neutres et le Danemark - et les six membres associés, à savoir les alliés de l'Otan non membres de l'UE - Turquie, Norvège, Islande, Pologne, Hongrie et République tchèque), en présence des Secrétaires généraux de l'UEO Javier Solana et de l'Otan Lord Robertson. Dans l'après-midi, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense se réuniront à vingt-huit (avec les pays candidats à adhérer à l'UE et à l'Otan, les partenaires associés) et, après avoir entendu le président de l'Assemblée de l'UEO Klaus Bühler, ils adopteront la Déclaration de Marseille et entendront une déclaration de la future présidence de l'UEO, qui sera néerlandaise (elle ne coïncidera pas, cette fois-ci, avec celle de l'UE, qui incombera à la Suède, un pays qui n'est pas membre à part entière de l'UEO).

Parmi les questions à régler concernant la structure résiduelle de l'UEO figure celle de l'état-major militaire, qui continuera à être opérationnel jusqu'à la mise en place de l'état-major militaire de l'Union européenne. En attendant, l'état-major militaire de l'UEO devra, en particulier, continuer à être en mesure de conduire un nouvel exercice militaire conjoint avec l'Otan (après l'exercice CMX -Crisex 2000 de cette année) et de coordonner les opérations actuellement en cours: opération de déminage en Croatie, qui devrait s'achever en mai 2001, et opération de police en Albanie, qui arrive à son terme le 31 décembre prochain mais qui devrait être prolongée et passer ensuite sous mandat de l'UE (mais ce passage ne pourra sans doute pas avoir lieu avant le printemps 2001, plusieurs questions étant à régler, y compris les arrangements institutionnels pour la participation des pays non européens à cette opération, à laquelle contribuent 25 pays).

Quant au Centre satellitaire de l'UEO à Torrejón, en Espagne, et à l'Institut d'Etudes de Sécurité de l'UEO, à Paris, ils deviendront des agences de l'Union européenne, mais ce transfert devrait prendre encore plusieurs mois. L'Institut pourrait en particulier, dans la phase de transition qui s'ouvre, reprendre les activités du Forum transatlantique actuellement présidé par l'Allemagne, qui seront ensuite transférées à l'UE (des sources de l'UEO soulignent l'importance de maintenir un dialogue euro-américain qui soit, en outre, un dialogue inclusif, couvrant tous les 28 pays de l'UEO).

Dans sa déclaration, la future Présidence néerlandaise devrait indiquer à Marseille que, pendant le premier semestre de 2001, il n'y aura peut-être plus de Conseil ministériel de l'UEO du type habituel, mais, plutôt, un Conseil à l'ordre du jour limité qui se déroulerait "dos à dos" avec un Conseil de l'UE, à Bruxelles. Quant à l'Assemblée, elle continuerait à tenir deux sessions par an, en poursuivant en particulier sa "réflexion stratégique sur la défense européenne" (voir EUROPE du 19 mai, page 5, au sujet des propositions faites à Porto par l'Assemblée de l'UEO au sujet de sa propre évolution).

Enfin, le Conseil de Marseille devra aussi adopter un plan social pour le personnel de l'UEO, qui compte actuellement 92 personnes et qui sera ultérieurement réduit (dernièrement 23 personnes ont déjà quitté le Secrétariat de l'UEO, dont 14 qui sont allées à l'Otan, 2 à la Commission européenne, une au Parlement européen).

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