login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7694
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/conseil affaires generales

Le Conseil entendra M.Hombach au sujet de la Conférence des donateurs à l'Europe du Sud-Est - Vers un "dialogue politique" avec la Birmanie ? - Possibles conséquences de la crise au Zimbabwe

Bruxelles, 07/04/2000 (Agence Europe) - Comme nous l'avons indiqué (voir EUROPE d'hier, pages 5 et 6), le Conseil Affaires générales de lundi prochain aura une nouvelle discussion sur la situation dans les Balkans occidentaux. A cette occasion, il n'évoquera pas seulement de quelle manière renforcer le soutien de l'UE aux forces démocratiques en Serbie (au sujet de la Rfy, voir plus loin) mais il examinera aussi la situation: - au Kosovo, en particulier en ce qui concerne les conditions de sécurité qui demeurent alarmantes, la désignation de représentants du Conseil National Serbe comme observateurs au sein du Conseil transitoire du Kosovo, et la réunion constructive du Groupe de contact, le 28 mars dernier à Paris; - au Monténégro, notamment pour réitérer sa condamnation des tentatives de déstabilisation de la part de la Serbie et continuer à examiner la possibilité de mobiliser une aide financière supplémentaire et de faciliter le commerce avec l'UE; - en Croatie, où la visite de la Troïka du 28 mars a permis de constater les efforts entrepris récemment en matière de réformes politiques et économiques, de coopération régionale et de normalisation avec les pays voisins: tout ceci devrait conduire le Conseil à demander à la Commission de présenter en juin son étude de faisabilité sur un Accord de stabilisation et d'association; - en Bosnie-Herzégovine, pour examiner notamment les résultats des élections municipales qui auront lieu ce 8 avril et souligner la nécessité d'une pleine application des accords de Dayton; - en Albanie, pour prendre note en particulier d'un rapport du premier ministre Meta, du 21 mars dernier, sur les initiatives déjà lancées ou envisagées par les autorités albanaises dans les domaines prioritaires identifiés dans l'étude de faisabilité sur la négociation d'un Accord d'association et de stabilité UE/Albanie. En outre, Bodo Hombach, Coordinateur du Pacte de stabilité pour l'Europe du Sud-Est, fera rapport sur les résultats de la Conférence des donateurs des 29 et 30 mars à Bruxelles, et sur la manière d'assurer un suivi adéquat (voir EUROPE du 31 mars, p.6). Enfin, le Conseil saluera l'initiative italienne de tenir une Conférence sur la région de la mer Adriatique (les 19 et 20 mai à Ancône) en vue de développer la coopération régionale en matière économique, culturelle, de l'environnement, de l'infrastructure et des transports, ainsi que dans la lutte contre la criminalité organisée, la contrebande et l'immigration illégale.

Par ailleurs, lundi prochain à Luxembourg, le Conseil va:

en ce qui concerne la Birmanie, décider, lors de sa discussion sur la prolongation de sa position commune actuelle, s'il faut ou non, en l'absence de progrès dans ce pays, inclure dans cette position commune un renforcement des mesures restrictives de l'UE. En même temps, le Conseil examinera l'opportunité d'établir un "dialogue politique" avec la Birmanie afin d'encourager ce pays à rétablir la démocratie et les droits fondamentaux, et la possibilité de reprendre le dialogue politique UE/Asean, en vue de la tenue d'une réunion ministérielle en Asie dans le deuxième semestre de cette année.

en ce qui concerne le Zimbabwe, examiner la détérioration de la situation, notamment suite au résultat négatif du référendum de février dernier sur la réforme constitutionnelle et la réforme sur la propriété foncière (ce qui a provoqué l'irruption d'anciens combattants dans des terres détenues par des blancs, avec l'encouragement du président Mugabe) et suite aux récentes violences d'anciens combattants contre des manifestants pacifiques. Le Conseil pourrait envisager des initiatives à prendre par l'UE, par exemple pour assurer que les élections prévues en mai seront équitables et transparentes, et que l'aide de l'UE sera utilisée correctement, surtout pour combattre la pauvreté et consolider la démocratie dans ce pays ACP. A ce stade, la Commission ne propose pas une suspension de l'aide dont bénéficie le Zimbabwe dans le cadre de la Convention de Lomé; cette suspension qui pourra être envisagée, comme le prévoit l'Article 366 de la Convention ACP/UE, si le Zimbabwe viole les principes qui sont à la base de la coopération avec l'Union.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE