Lisbonne, 22/03/2000 (Agence Europe) - Le Conseil européen extraordinaire de Lisbonne a été précédé dans l'après-midi du mercredi 22 mars par une rencontre entre la Troïka de l'UE et les partenaires sociaux. Par ailleurs, le jeudi à 8 heures, la Troïka de l'UE aura un petit-déjeuner de travail avec Xanana Gusmão, président du Conseil National de la Résistance du Timor oriental. Le même jour, à 13 heures, l'Accord d'association UE/Mexique sera signé en présence du président du Mexique, qui déjeunera ensuite avec les participants au Conseil européen (voir les détails en p. 9).
Les travaux du Sommet seront précédés, comme d'habitude, par une rencontre entre les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE et le président de la Commission européenne avec le président du Parlement européen. Cet entretien entre les participants au sommet et Nicole Fontaine est prévu entre 9h45 et 10h30, heure à laquelle le Conseil européen entamera ses travaux sur son thème principal, la politique économique et sociale de l'UE face au défi de la mondialisation et de l'innovation. L'hypothèse que le Conseil européen décide d'assumer lui-même, à l'avenir, un rôle de coordination en cette matière, pourrait susciter, paraît-il, quelques résistances. Entre-temps, après la lettre Blair/D'Alema qui a suscité des réactions en Italie, notamment chez les syndicats, le président du Conseil européen Antonio Guterres a reçu une lettre du Premier ministre britannique Tony Blair et du Premier ministre espagnol José Maria Aznar sur les objectifs du Sommet.
Ainsi qu'il est indiqué dans la lettre de M. Guterres, le dîner de travail de jeudi entre chefs d'Etat et de gouvernement sera consacré aux projets relatifs à la défense et aux développements dans les Balkans (voir les déclarations de MM. Solana et Patten, qui participent au sommet de Lisbonne, aux pages suivantes), ainsi qu'aux relations entre l'Autriche et les autres quatorze Etats membres de l'UE. Le chancelier Schüssel devrait illustrer la situation dans son pays (et réaffirmer que, pour Vienne, les sanctions bilatérales décidées le 31 janvier ne sont pas justifiées, puisque l'Autriche n'a violé aucun des principes qui sont à la base de la construction européenne), et le Premier ministre portugais Antonio Guterres devrait réitérer la position des Quatorze concernant la participation d'un parti comme le FPÖ de Jörg Haider à la coalition gouvernementale dirigée par l'ÖVP. D'autres chefs d'Etat et de gouvernement pourraient cependant souhaiter prendre eux aussi la parole. Entre-temps, le président autrichien Klestil a écrit une lettre (sur laquelle nous reviendrons) dans laquelle il estime qu'il est légitime que la situation d'un Etat membre déterminé soit suivie de près par les autres Etats membres, tout en soulignant la nécessité d'assurer une égalité de traitement.
Comme d'habitude, les principaux partis politiques européens tiennent leurs propres sommets la veille du Conseil européen. Ainsi, dans l'après-midi et dans la soirée du 22 mars, se sont déroulés à Lisbonne les sommets du Parti des Socialistes Européens présidé par Rudolf Scharping (en présence, en particulier, d'Antonio Guterres, du président du SPÖ, l'ancien chancelier autrichien Viktor Klima, et de son successeur désigné Alfred Gusenbauer, et du Haut Représentant pour la Pesc Javier Solana) et des Libéraux Démocrates Européens présidés par l'ancien ministre danois des Affaires étrangères Uffe Ellemann-Jensen. Le Parti Populaire Européen a annulé son sommet auquel aurait dû participer aussi le chancelier Schüssel, président de l'ÖVP, mais il a réuni mercredi soir son Bureau.