Strasbourg, 18/02/2000 (Agence Europe) - En adoptant le rapport de Francis Decourrière (PPE français) sur la communication de la Commission fixant les orientations pour l'initiative Interreg (coopération transeuropéenne), le Parlement européen a marqué son accord sur la priorité accordée à Interreg III (qui est devenue la principale "initiative communautaire" de caractère régional en volume de crédits) et sur la dotation financière qui lui est allouée: 4,875 milliards d'euros sur la période 2000-2006. Il s'inquiète cependant des conséquences qu'aura l'entrée en vigueur tardive d'Interreg III pour les régions bénéficiaires et du risque de perte de financements pour le délai courant entre la fin d'application d'Interreg II et la mise en oeuvre effective d'Interreg III. Il demande à la Commission de pallier les effets de cette carence. Il estime indispensable, afin notamment d'utiliser Interreg comme un instrument contribuant à renforcer la coopération avec les régions adriatique et balkanique et afin de consolider la stabilité économique, sociale et politique de ces régions, d'étendre les zones éligibles à la coopération transfrontalière à toutes les régions de l'Adriatique. Il demande aussi que les régions insulaires et ultrapériphériques soient mieux prises en compte. Le Parlement insiste pour une meilleure coordination d'Interreg avec les instruments utilisés pour les soutiens de l'UE dans les pays tiers: Ispa, Meda, Phare, Sapard, Tacis et Fed et il invite à nouveau la Commission européenne à mettre à l'étude la création d'un seul Fonds commun. Il s'oppose à ce qu'il soit fait appel à des prestataires de service extérieur, sous la forme de bureaux d'assistance technique (BAT), dans le cadre de la mise en oeuvre d'Interreg.
Lors du débat, le Commissaire Michel Barnier s'est montré favorable à une meilleure coordination
d'Interreg avec les instruments destinés à la coopération avec les pays tiers. Il a marqué son accord à un renforcement de la coopération dans les régions de l'Adriatique et dans les zones où se situent les régions ultrapériphériques de l'UE, notamment les Caraïbes. Il a dit: "les sept régions ultrapériphériques doivent devenir des frontières actives de l'Union". Tout en acceptant de renoncer au recours à des BAT, le Commissaire a prévenu le Parlement qu'il ne pourra pas assurer à long terme la mise en oeuvre d'Interreg sur la base d'un simple redéploiement des effectifs de la Commission.