Bruxelles / Bologne, 09/02/2000 (Agence Europe) - Giorgio Napolitano, président de la commission constitutionnelle du Parlement européen, s'est félicité de la "vision pro-européenne" exprimée dans le discours prononcé le 8 février à l'Université de Bologne par le président de la République italienne Carlo Azeglio Ciampi. A la veille de l'ouverture de la prochaine Conférence intergouvernementale, "les conditions sont là pour que l'Italie assume un rôle de pointe dans la phase actuelle de la construction européenne", estime M. Napolitano, en relevant en particulier dans les propos de M.Ciampi la réaffirmation de "la nécessité d'un "gouvernement commun de l'économie" et de la priorité du renforcement des structures de l'Union (...), la sollicitation d'un processus de constitutionnalisation".
Dans son discours, M.Ciampi a souligné aussi que la prochaine CIG devra revoir la règle de l'unanimité, en constatant: "A six, l'unanimité, on pouvait la trouver; à quinze, c'est très difficile; à vingt-cinq, c'est presque impossible". Par ailleurs, M.Ciampi a estimé que la prochaine réforme institutionnelle devra envisager "le droit à une intégration plus étroite, à une coopération renforcée entre les pays qui le veulent et le peuvent, comme cela s'est déjà passé avec l'euro". Et il a ajouté: "Avec l'euro également, nous avons décidé à quinze, et nous sommes ensuite partis à onze". Quant au processus de constitutionnalisation de l'UE, M.Ciampi a affirmé qu'il faut à l'Union une Constitution "brève et compréhensible", créant une "Fédération européenne de nations démocratiques". Et il a aussi estimé que les transferts actuels de souveraineté nationale devront "s'étendre", en vue de parvenir à une Europe "faite de cercles concentriques, avec de forts liens de tradition et d'identité qui doivent être inscrits dans un périmètre juridique commun".