Bruxelles, 28/01/2000 (Agence Europe) - Le Président du Conseil Education, Guilherme Oliveira Martins, a présenté les priorités de la Présidence portugaise dans le domaine de l'éducation et de la formation à la commission de l'Education et de la Jeunesse du Parlement européen, réunie jeudi à Bruxelles sous la présidence de Giuseppe Gargani (PPE, Italie). Ses priorités sont: - faire évoluer l'école et les centres de formation pour qu'ils deviennent des centres d'apprentissage; - concrétiser la reconnaissance mutuelle des diplômes et permettre des méthodes d'interim pour valoriser les enseignants; - donner des moyens informatiques (connexion aux réseaux internet, par exemple) aux institutions scolaires et autres; - développer les processus d'évolution scolaire et professionnelle pour tous; - créer des systèmes souples, flexibles d'évaluation des connaissances obtenues dans telle ou telle école; - créer de nouvelles formes de financement et de gestion du temps pour faciliter l'accès à l'apprentissage tout au long de la vie. Le ministre a également fait part du très grand intérêt porté à l'année européenne des langues 2001, laquelle "doit être considérée comme un moment décisif pour réfléchir sur l'importance de toutes les langues, le multilinguisme étant un facteur d'enrichissement de la vie personnelle, de la vie en société et de la citoyenneté européenne". En outre, la Présidence a fait part de son engagement à faire progresser très rapidement les dossiers relatifs à la mobilité des étudiants et des jeunes en formation, la coopération européenne en matière d'évaluation de la qualité de l'éducation scolaire, l'apprentissage tout au long de la vie et la société de la connaissance.
M.Oliveira Martins a précisé, en ce qui concerne la "coopération européenne en matière d'évaluation de la qualité de l'éducation scolaire" (voir autre nouvelle dans la page suivante) qu'"il faut des instruments d'évaluation qui nous permettent de bien comprendre, et de manière rigoureuse, la situation véritable du secteur éducationnel dans les Etats membres. Il s'agit de trouver des mécanismes dynamiques déterminant les progrès enregistrés". Il a souligné que le Sommet extraordinaire de Lisbonne "sera un moment de première importance car, pour la première fois, on procèdera à un bilan complet de la situation dans les Etats membres par rapport au triangle éducation - formation - emploi. (...) Il faut évaluer la situation en Europe et la comparer avec celle du reste du monde. Nous devons nous engager dans le sens de la compétitivité, de la cohésion sociale et de la création de plus d'emplois". En conclusion, le ministre a indiqué que la Présidence souhaiterait "aboutir éventuellement à une Charte européenne de la compétence de base, qui permettrait de parler la même langue dans le domaine de l'éducation".
Répondant à quelques remarques des parlementaires (qui se sont en général félicités du programme de la Présidence), M.Oliveira Martins a notamment insisté sur le fait que la priorité des priorités actuellement était de "former les jeunes au monde du travail et pas autre chose", que "le droit à l'enseignement doit être le même pour tous, tout en prévoyant des mesures d'accompagnement spécifiques selon le niveau de chacun".