Strasbourg, 24/01/2000 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse à Strasbourg, en marge de la session plénière, le co-président du groupe des Verts Paul Lannoye a répondu à des questions sur la proposition de directive "chocolat", sur laquelle il est rapporteur. Le 25 février, nous aurons une première discussion en commission de l'environnement et des consommateurs, et le débat en plénière est prévu pour le mois de mars, a-t-il dit, en notant que, s'agissant d'une deuxième lecture, sa marge de manoeuvre est très étroite après les conclusions du Conseil. J'ai été surpris que la France ait voté pour le dernier compromis, alors que seuls la Belgique et les Pays-Bas ont voté contre et que le Luxembourg s'est abstenu, a dit M. Lannoye. A son avis, la position du Conseil n'est pas satisfaisante en ce qui concerne l'étiquetage, tandis que ce que le Parlement avait demandé il y a deux ans (nécessité d'une indication claire et lisible, sur la face avant du produit, indiquant qu'il comporte des matières grasses végétales) était transparent et clair pour le consommateur. Il faut aussi, avant d'adopter la directive, disposer d'une évaluation sérieuse des retombées sur les pays producteurs, a affirmé le député belge, en citant le cas de la Côte d'Ivoire.