login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13867
GUERRE AU MOYEN-ORIENT / Psdc

Les Européens réfléchissent à l'utilisation de la mission ASPIDES pour renforcer la sécurité dans le détroit d'Ormuz

Les ministres de la Défense européens se sont penchés, mardi 12 mai, sur la manière dont la mission navale ASPIDES pourrait participer, une fois le conflit au Moyen-Orient terminé, à assurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

« L'opération ASPIDES contribue déjà de manière cruciale à la protection de la navigation en mer Rouge, mais ses activités pourraient être étendues au détroit. Cela nécessite simplement une modification du plan opérationnel, car le mandat le permet déjà », a souligné à l’issue du Conseil la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas.

L'opération de l'UE pourrait également se voir ajouter une mission de déminage. À son arrivée, le secrétaire d’État parlementaire allemand Sebastian Hartmann avait annoncé que son pays était prêt « à assumer sa part de responsabilité » en matière de sécurité et de liberté de navigation. « Nous déployons déjà notre chasseur de mines et son navire de ravitaillement en Méditerranée, sous le commandement de la mission de l'OTAN compétente », avait-il rappelé.

Mme Kallas a aussi rappelé que, pour mener à bien son mandat, la mission avait besoin de plus de navires. Si, ces dernières semaines, cette demande semblait rester lettre morte, selon une source, au moins trois États membres se seraient montrés ouverts à fournir plus de moyens à ASPIDES.

La Haute Représentante a aussi expliqué que l’opération pouvait pleinement s'inscrire dans le cadre de la 'Coalition des volontaires'. « Si l'objectif de la Coalition des volontaires est d'attirer plus de pays, y compris des pays extérieurs, nous pourrions contribuer, en tant qu'Europe unie, grâce aux opérations que nous avons déjà (ASPIDES et ATALANTA) », a-t-elle expliqué.

Liban. Par ailleurs, les ministres ont discuté du soutien aux forces armées libanaises. Alors que l’UE a déjà apporté un soutien de 100 millions d'euros aux forces armées avec la 'Facilité européenne pour la Paix', les Européens réfléchissent à une possible mission, alors que le mandat de la mission de l’ONU (FINUL) se termine fin décembre.

« Nous étudions actuellement une nouvelle mission de l'UE pour renforcer le contrôle de l'État au Liban (sur la défense). Plus nous renforcerons l'armée libanaise, mieux ce sera », a souligné Mme Kallas. L’objectif d’une mission européenne ne serait pas de remplacer la FINUL, mais elle pourrait notamment former les forces armées libanaises, selon une source européenne. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

SÉCURITÉ - DÉFENSE - ESPACE
Invasion Russe de l'Ukraine
GUERRE AU MOYEN-ORIENT
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
CORRIGENDUM