La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé, lundi 13 avril, la fermeture du détroit d’Ormuz.
« La fermeture prolongée du détroit d'Ormuz est extrêmement préjudiciable et le rétablissement de la liberté de navigation est d'une importance capitale pour nous », a-t-elle souligné à l’issue d’un collège de sécurité tenu 44 jours après le début de la guerre au Moyen-Orient.
La présidente a estimé que les actions iraniennes entravant la navigation dans le détroit devraient faire partie de tout accord entre l’Iran et les États-Unis, tout comme les préoccupations soulevées par le programme nucléaire et balistique iranien. « Les négociations sont au point mort et nous devons attendre de voir comment la situation évolue », a-t-elle rappelé, saluant le cessez-le-feu conclu le 8 avril, mais qui doit expirer le 22 avril.
Lors d’un discours devant le Conseil de sécurité des Nations Unies à New York, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, a expliqué que l’UE continuerait de rejeter tout accord qui limiterait la liberté et la sécurité de passage dans les détroits, conformément au droit international.
Elle a expliqué que la situation dans le détroit constituait « l'appel le plus clair à ce jour à la formation d'une coalition internationale forte en matière de sécurité maritime ». « De nombreuses initiatives sont sur la table, mais les objectifs sont simples : garantir la sécurité du passage de toutes les cargaisons empruntant cette voie », a-t-elle précisé.
Face à l’échec des négociations, les États-Unis devaient commencer à imposer, lundi, un blocus aux navires « entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens », alors que l’Iran bloque toujours le passage de navires dans le détroit.
La France, de son côté, a annoncé l'organisation prochaine, avec le Royaume-Uni, d'une conférence avec les pays prêts à contribuer à une mission « pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation » dans le détroit, une fois « que la situation le permettra ». (Camille-Cerise Gessant)