À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, l'organisation Greenpeace a publié, mardi 7 avril, un document sur les impacts sanitaires des nitrates et l’état de la pollution en Europe.
Un groupe d’experts international, mandaté par le ministère danois de l’Environnement, a recommandé de réduire drastiquement la limite de nitrate dans l’eau potable. Actuellement fixée à 50 mg/L (milligrammes par litre) NO₃ (nitrate) selon les normes de l’UE et de l’OMS, cette valeur ne protégerait plus suffisamment contre le cancer colorectal, selon l’évaluation du National Food Institute du Danemark.
Le groupe d'experts propose une limite à 6 mg/L NO₃ (1,35 mg/L NO₃-N), soit presque dix fois moins que la norme actuelle. Les zones rurales alimentées par des puits sont particulièrement exposées, car leurs systèmes de distribution sont plus vulnérables et moins contrôlés.
L’agriculture intensive, notamment l’élevage, reste la principale source de pollution par les nitrates en Europe, représentant 80% des apports d’azote dans les milieux aquatiques, selon Greenpeace. Malgré les progrès récents, 14% des stations de surveillance européennes dépassent encore la limite légale. Les concentrations moyennes stagnent autour de 21 mg/L depuis 2000.
Voir le document : https://aeur.eu/f/lg4 (Lionel Changeur)