login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13843
Sommaire Publication complète Par article 12 / 20
INSTITUTIONNEL / Hongrie

Viktor Orbán et JD Vance dénoncent des « ingérences » de l'UE et de Kiev à l’approche des élections législatives

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, et le vice-président américain, JD Vance, ont accusé, mardi 7 avril, les institutions européennes d’« ingérence électorale étrangère », lors d’une conférence de presse commune à Budapest, à quelques jours des élections législatives hongroises.

En apportant un soutien affirmé au dirigeant hongrois avec un déplacement dans le pays, le vice-président américain a pointé du doigt « les bureaucrates de Bruxelles », qui nuiraient à l’économie hongroise ainsi qu’à la liberté d’expression.

Les deux hommes ont également accusé les services de renseignement ukrainiens, qui s'immisceraient, selon eux, désormais dans la campagne. Le dirigeant hongrois a ainsi dénoncé « une ingérence inhabituellement grossière et manifeste des services de renseignement étrangers » et a remercié « le président Trump et le vice-président Vance d’avoir soutenu la Hongrie ». « Le pays le plus puissant du monde est aujourd’hui l’allié des Hongrois, et la paix et la sécurité de la Hongrie sont ainsi garanties », a encore affirmé Viktor Orbán.

Au cours de cette conférence de presse commune, le vice-président américain a soutenu que l’Union européenne cherchait à affaiblir l’indépendance énergétique du pays et à augmenter le coût de la vie. Aussi a-t-il accusé l’UE d’agir contre les efforts de paix de l’administration américaine en Ukraine.

Autant de propos qui démontrent la rupture assumée du président des États-Unis, Donald Trump, avec la posture habituelle du pays, plutôt réservé à l’égard des scrutins étrangers.

De plus, Viktor Orbán a affirmé avoir échangé avec JD Vance sur « les grandes questions auxquelles la civilisation occidentale est confrontée ».

En ce sens, il a cité notamment « la migration, l’idéologie du genre, la politique familiale et la sécurité mondiale ». Ces déclarations ne font qu’intensifier les difficultés entre la Hongrie et l’UE, dont les relations sont mises à mal concernant les questions relatives à l’État de droit, la politique migratoire ou encore les relations avec la Russie.

Or, les élections législatives qui se tiendront dimanche 12 avril en Hongrie pourraient changer la donne et transformer la conduite du pays. Après seize années au pouvoir, Viktor Orbán fait face à une opposition menée par l’eurodéputé Péter Magyar (PPE), dont le parti, Tisza, gagne du terrain dans les récents sondages. (Nithya Paquiry)

Sommaire

GUERRE AU MOYEN-ORIENT
SÉCURITÉ - DÉFENSE - ESPACE
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
BRÈVES