Dans une nouvelle stratégie présentée mardi 31 mars, l’Eurosystème détaille sa 'feuille de route pour adapter les infrastructures européennes de paiement', notamment face à l'usage croissant de la 'tokenisation' et des technologies de registre distribué ('DLT'). Il confirme le maintien de la monnaie de banque centrale comme actif de règlement de référence, y compris dans des environnements programmables, mais ouvre la voie à des formes numériques complémentaires comme les dépôts tokenisés et certains stablecoins encadrés.
La stratégie s'articule autour de quatre priorités : - préserver l’efficacité de la politique monétaire et la stabilité financière ; - renforcer l’autonomie stratégique européenne ; - développer un écosystème de paiements intégré et compétitif ; - soutenir l’internationalisation de l’euro.
Concrètement, les objectifs comprennent la modernisation des infrastructures existantes, notamment le système T2, qui est une plateforme de règlement brut en temps réel des paiements interbancaires de gros, ou le développement de solutions de règlement et d’infrastructures de marché compatibles avec la DLT, notamment au travers d'initiatives comme 'Pontes' et 'Appia'.
Par ailleurs, l’Eurosystème positionne l’euro numérique comme un instrument public destiné à garantir l’accès universel à la monnaie de banque centrale dans un environnement de plus en plus numérisé.
Voir la stratégie : https://aeur.eu/f/lfl (Bernard Denuit)