Dans un avis publié mercredi 30 juillet, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) alerte sur de « graves problèmes » de bien-être animal concernant les cinq principales espèces élevées pour leur fourrure : le vison, le renard roux, le renard arctique, le chien viverrin et le chinchilla.
Les principaux facteurs négatifs identifiés concernent la taille réduite et les conditions stériles des cages, qui limitent fortement les mouvements et les comportements naturels (comme la recherche de nourriture). L’avis mentionne également une sous-stimulation ou, au contraire, une surstimulation sensorielle, notamment en raison de l’absence d’abris ou de zones de repli.
Selon l’EFSA, ces problèmes ne peuvent être significativement réduits dans le cadre du système actuel d’élevage en cages, car l’espace restreint empêche l’introduction d’éléments enrichissants tels que l’eau libre, des matériaux à fouiller ou des cachettes.
Certains aspects pourraient néanmoins être améliorés, estiment les experts, notamment en adaptant l’alimentation (qualité, mode de distribution) ou en fournissant des objets à mâcher spécifiques à chaque espèce (des os pour les renards, du foin pour les chinchillas).
En conclusion, l’EFSA estime que l’élevage en cages, tel qu’il est actuellement pratiqué, est incompatible avec le respect du bien-être des animaux à fourrure.
L’organisation mondiale de protection animale FOUR PAWS, ainsi que d’autres ONG de défense des animaux, appellent la Commission européenne à interdire l’élevage d’animaux à fourrure dans l’Union européenne, conformément à la demande exprimée par des millions de citoyens dans le cadre de l’Initiative citoyenne européenne (ICE) sur le sujet (EUROPE 13270/13).
Lien vers l’avis : https://aeur.eu/f/i2a (Lionel Changeur)