Depuis dimanche 27 juillet, l'Union européenne et les États-Unis doivent publier une déclaration commune - non contraignante - marquant l'accord conclu entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président américain, Donald Trump. Un tel document n'avait pas encore vu le jour à l'heure de notre bouclage et alors que la trêve tarifaire ne courait que jusqu'au 1er août. Jeudi soir, Washington n'avait pas non plus publié d'ordre exécutif pour acter certains aspects de l'accord conclu avec l'Union européenne.
« Dans l'éventualité où davantage de temps serait nécessaire pour finaliser la déclaration conjointe au-delà du 1er août [...], il est clair pour l'Union européenne que les États-Unis appliqueront le tarif plafond de 15%. Il est également clair pour nous que les États-Unis appliqueront les exemptions au tarif plafond », a expliqué le porte-parole de la Commission chargé du Commerce, Olof Gill, jeudi 31 juillet. Pour que ce traitement soit effectivement appliqué, l'administration américaine doit cependant acter les nouveaux tarifs, au moyen d'actes exécutifs.
L'UE, de son côté, a jusqu'au 7 août prochain pour suspendre ou annuler les contre-mesures qu'elle a précédemment adoptées à l'encontre des États-Unis et qui sont devenues caduques après l'accord politique de dimanche 27 juillet.
Depuis le début de l'année jusque fin juin, les États-Unis ont tiré davantage de recettes des taxes douanières que sur l'ensemble de l'année 2024, selon des données du Trésor américain compilées par l'AFP. Au total, les recettes dépassent 87 milliards de dollars, contre près de 79 milliards en 2024. (Léa Marchal)