Dans le cadre de la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies consacrée aux violations des droits de l'homme commises en République populaire démocratique de Corée (RPDC), mardi 20 mai, l’ambassadeur de l’UE, Mme Hedda Samson, a déclaré qu’il existait « un lien direct entre la répression interne et les munitions produites par le travail forcé, qui violent les droits de l'homme à l'étranger ».
Elle a ainsi rappelé que le rapport 2024 du Haut Commissariat pour les Droits de l'homme (HCDH) a constaté que le recours au travail forcé par la RPDC peut, dans certains cas, être qualifié d'esclavage, « ce qui constitue un crime contre l'humanité ».
Mme Samson a ensuite souligné que le déploiement de soldats nord-coréens pour soutenir la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine « devrait inquiéter tous les États membres souverains des Nations unies ».
« Il constitue une grave violation du droit international, y compris des principes les plus fondamentaux de la Charte des Nations unies. Quand verrons-nous des troupes - ou des armes - nord-coréennes dans d'autres conflits à travers le monde ? », a-t-elle interrogé.
En outre, l’ambassadeur a déploré la situation humanitaire « désastreuse » dans le pays. (Pauline Denys)