Des centaines d'agriculteurs en tracteurs venus de plusieurs pays européens se sont retrouvés à Bruxelles, mardi 4 juin, pour manifester contre le 'Pacte vert européen' et les accords de libre-échange, à l'appel de l'organisation controversée ‘Farmers Defence Force’ (FDF).
La police aurait recensé 1 200 manifestants et 500 tracteurs au pied de l'Atomium.
L'organisation FDF, fondée aux Pays-Bas en 2019, a été, depuis 2022, à la pointe des protestations contre la politique environnementale du gouvernement néerlandais. Elle est considérée comme un mouvement proche de l'extrême droite par des associations et syndicats agricoles qui ne se sont pas associés à la manifestation.
Venues de Roumanie, d'Espagne, de Pologne, de Belgique ou encore d'Italie, une dizaine de personnalités, notamment des élus, se sont exprimées devant les manifestants.
Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont demandé à leurs membres de ne pas participer aux événements.
Le co-Spitzenkandidat du Parti vert européen, Bas Eickhout, a félicité les principales organisations d'agriculteurs qui se sont « tenues à l'écart de cet événement d'extrême droite ». « Nous sommes là pour proposer de vraies solutions, comme celle qui consiste à changer le fait que 80% des subventions européennes vont aux 20% d'exploitations les plus riches », a-t-il commenté.
Les manifestations d'agriculteurs européens début 2024 ont poussé l'UE à adopter des mesures assouplissant les exigences de la politique agricole commune (PAC) en matière d'écoconditionnalité des aides directes (EUROPE 13420/7).
Par ailleurs, des agriculteurs français et espagnols ont mis fin au blocage des points de passage transfrontaliers qu'ils occupaient pour réclamer une énergie moins chère. (Lionel Changeur)