Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe, français), rapporteur pour le PE sur le programme de satellites européens Iris², a exprimé, jeudi 2 mai, ses préoccupations concernant de possibles délais dans la mise en œuvre d’Iris², appelant à faire le maximum pour démarrer ce projet le plus rapidement possible.
Dans un communiqué, M. Grudler a souligné les retards pris par rapport au calendrier prévu pour l’attribution finale du marché public, appelant « les industriels et la Commission européenne à faire le maximum pour permettre une attribution rapide du marché public ». Le règlement Iris² a confié la tâche de passation des marchés à la Commission.
« Les industriels doivent avoir confiance dans ce projet et y investir, car il permettra de structurer le secteur spatial européen dans les prochaines années », a souligné le député.
Il a aussi rappelé qu’ « aucune interférence dans le processus d’attribution de ce contrat ne saurait être tolérée, en particulier de la part des États membres », alors que le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, a exigé, dans une lettre adressée au commissaire Thierry Breton datée de mars et dévoilée par le quotidien Handelsblatt, la suspension de la procédure d’appels d’offres lancée en 2023, l’estimant « mal conçue ».
Interrogé par Agence Europe le 2 mai, un porte-parole de la Commission a expliqué, vendredi 3 mai, que la législation européenne interdisait à la Commission de commenter les procédures de marchés publics en cours.
Il a rappelé que la Commission avait lancé, le 24 novembre 2023, la 3e phase du marché public demandant au consortium de soumettre sa meilleure offre finale. « Après une première évaluation de l'offre, la Commission a invité le consortium à un processus d'optimisation. Ce processus est actuellement en cours », a-t-il ajouté. (Camille-Cerise Gessant)