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Bulletin Quotidien Europe N° 13327
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Bruegel se félicite que l'Allemagne et la France aient jusqu'à présent « résisté à la tentation » de subventionner généreusement les industries à forte consommation d'énergie

Dans sa première publication de l’année 2024, le centre de réflexion (think tank) proeuropéen Bruegel s’est intéressé, jeudi 11 janvier, aux subventions et exonérations fiscales appliquées distinctement par les gouvernements des États membres pour réduire les prix de l’électricité.

Le pic de la crise énergétique passé, ces interventions dans la tarification de l’électricité s’inscrivent désormais dans un contexte de compétition industrielle, comme l'illustrent la réforme de la tarification de l'énergie nucléaire en France et le débat en Allemagne sur la subvention des prix de l'électricité pour les entreprises à forte consommation d'énergie.

Bruegel a ainsi identifié plusieurs « dilemmes distributifs » concernant la récupération des dépenses d’électricité, comme la répartition entre les ménages et les entreprises ou la répartition entre les entreprises grandes consommatrices d'énergie et celles qui ne le sont pas.

Dans son analyse, Bruegel a ainsi conclu que les gouvernements doivent reconnaître que les efforts fournis pour diminuer artificiellement les prix au profit d’un groupe de consommateurs augmentera les prix pour d’autres groupes, avec aussi des implications transfrontalières.

Concernant les cas français et allemand, « les compromis actuels (…) ne posent pas de problèmes substantiels pour l'intégrité du marché unique européen et ne pénalisent pas excessivement les consommateurs nationaux non énergivores », puisque les deux pays ont jusqu'à présent « résisté à la tentation de subventionner généreusement les industries à forte consommation d'énergie », résume l’analyse.

Bruegel estime que les débats actuels montrent que l'électricité est au cœur de la politique industrielle et que cela sera encore plus vrai dans les années à venir, au fur et à mesure que la part de l'électricité dans la demande finale d'énergie augmentera, ainsi que la part des énergies renouvelables. Ceci aura une implication sur les prix réels du marché, qui diminueront. Toutefois, les gouvernements devront répartir une part croissante des taxes entre les consommateurs.

Pour voir l'analyse de Bruegelhttps://aeur.eu/f/ade  (Pauline Denys)

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