Le commissaire à l’Élargissement, Olivér Várhelyi, a plaidé, mardi 14 novembre dans la soirée, pour le renforcement des relations entre l’UE et la Turquie, « pays candidat à l’adhésion à l’UE, partenaire essentiel de l’UE, majeur allié de l’OTAN et partenaire stratégique dans une région difficile ».
« L'UE et la Turquie devraient s'engager ensemble plus que jamais », a-t-il estimé lors d’un discours auprès de l’association turque de l’industrie et des entreprises (TÜSIAD), expliquant que, dans l'environnement géopolitique actuel, il était de l’intérêt commun des deux parties d'approfondir et d'intensifier leur coopération.
Selon le commissaire, « grâce à son économie dynamique et moderne, sa main-d’œuvre forte et instruite et sa proximité géographique, la Turquie devrait être un choix naturel pour l’UE ».
« Nous ne serons peut-être pas d'accord sur tous les sujets, mais il y a certainement plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous divisent », a ajouté le commissaire. Selon lui, il y a de nombreux sujets sur lesquels l’UE et la Turquie pourraient davantage coopérer, tels que les transitions verte et numérique, la sécurité et la diversification énergétiques, la compétitivité et l’industrie, la connectivité, l’innovation et la technologie, la migration et la sécurité.
Dans son discours, M. Várhelyi ne mentionne pas les difficultés dans la relation, telle que la situation dégradée de l’État de droit en Turquie, cause du gel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE, ou les relations de voisinage compliquées de la Turquie avec plusieurs États membres (EUROPE 13288/3).
La Commission et le Haut Représentant devraient présenter dans les prochains jours, à la demande du Conseil européen, un rapport sur l'état des relations entre l’UE et la Turquie. (Camille-Cerise Gessant)