Le président du Conseil européen, Charles Michel, a appelé, jeudi 29 juillet, le Rêve géorgien, le parti au pouvoir en Géorgie, à revenir à l’accord obtenu après de difficiles négociations avec les partis de l’opposition le 19 avril (EUROPE 12701/3).
La veille, le parti a annoncé se retirer de l’accord, car, selon lui, celui-ci a « rempli sa mission et s'est épuisé ».
Précisant avoir pris note de la décision du Rêve géorgien et de la non-signature de l’accord par le Mouvement national uni, M. Michel s’est dit « convaincu » que cet accord était le meilleur moyen de faire avancer un programme de réformes qui renforcerait les institutions démocratiques de la Géorgie et contribuerait à la prospérité, à l'emploi et à la croissance du pays.
« L’accord continue d'offrir une voie européenne vers la construction d'une démocratie plus forte et d'un État de droit en Géorgie dans l'intérêt du peuple géorgien », a-t-il ajouté.
Pour le président du Conseil européen, il n'y a « aucune alternative » à la poursuite de réformes électorales et judiciaires approfondies ainsi qu'à des élections locales libres et équitables.
Il a appelé toutes les parties à faire passer les intérêts des citoyens en premier et à s'engager à faire progresser le débat politique dans le cadre des institutions démocratiques du pays.
M. Michel a annoncé avoir commencé des consultations avec un certain nombre d'acteurs politiques en Géorgie, dont, la veille, la présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili. (Camille-Cerise Gessant)