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Bulletin Quotidien Europe N° 12545
ACTION EXTÉRIEURE / BiÉlorussie

Svetlana Tikhanovskaïa demande que le droit à l’autodétermination des Biélorusses soit respecté

L’opposante politique biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa a appelé la communauté internationale à respecter l’autodétermination du peuple biélorusse, mardi 25 août.

« Je lance un appel à tous les pays du monde : respectons le droit fondamental du peuple à l’autodétermination, respectons la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Biélorussie », a-t-elle expliqué dans un discours devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Selon elle, les revendications de la population biélorusse sont simples : la tenue d'élections libres et équitables. « C’est la demande de ceux qui manifestent, c’est le slogan de ceux qui font la grève dans les usines partout dans le pays, c’est le souhait de toute la nation », a expliqué l'opposante politique réfugiée en Lituanie.

Pour Mme Tikhanovskaïa, la « révolution pacifique » en cours dans son pays n’est pas une révolution « géopolitique », elle n’est « ni pro-russe ni anti-russe, ni anti-Union européenne, ni pro-UE ». Il s'agit, selon elle, d'une « révolution démocratique, le souhait d’une nation de décider par elle-même de son sort, d’élire librement ses dirigeants et de sa destinée ». 

L'opposante politique s’est dite prête à négocier avec les autorités biélorusses et à envisager la médiation d’instances internationales afin de faciliter le dialogue.

De son côté, la secrétaire générale du Service européen pour l’action extérieure, Helga Schmid, qui avait débattu quelques minutes plus tôt avec les députés, a estimé que l’OSCE, dont font partie la Biélorussie et la Russie, était l'organisation la mieux placée pour contribuer à une sortie de crise.

Le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, est prêt à se rendre dans le pays et à participer aux efforts de recherche d’une solution pacifique, a expliqué Mme Schmid, tout en précisant que l’UE se concentrait pour l’instant sur les propositions de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qu’elle souhaite soutenir. La secrétaire générale du SEAE représentera d’ailleurs l’UE, vendredi, lors de la réunion extraordinaire de l’organisation à Vienne.

Et, si l’UE s’oppose à toute ingérence étrangère, elle revoit ses relations avec Minsk. Sont ainsi en préparation des sanctions européennes vis-à-vis de personnes responsables de violences et de la falsification des résultats électoraux.

Selon un haut fonctionnaire européen, les ministres des Affaires étrangères européens devraient discuter de ces mesures restrictives lors de leur réunion informelle, les 27 et 28 août à Berlin. Si aucune décision formelle ne sera prise à cette occasion, les ministres pourraient reprendre à leur compte ('endorse') le principe de ces sanctions et, « espérons-le, quelques noms » de personnes qui seront soumises aux mesures ciblées, selon ce haut fonctionnaire. Il a estimé qu’« entre quinze et vingt personnes » pourraient être concernées.

Après la réunion, l'UE va aussi se pencher sur la relation UE/Biélorussie. « Nos relations avec les partenaires orientaux s’appuient sur un engagement envers le droit international, les valeurs démocratiques, l’État de droit et les droits humains », a rappelé Mme Schmid, expliquant que la question de l’aide à la population biélorusse et à la société civile est « cruciale dans la révision de la relation ».

Par ailleurs, selon elle, jusqu’à présent, aucun contact avec le président Alexandre Loukachenko n’a été possible, mais le Haut Représentant s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères biélorusse, Vladimir Makeï. (Camille-Cerise Gessant)

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