Le coordinateur du groupe Renew Europe au sein de la commission des transports du Parlement européen, José Ramón Bauzá, a exprimé ses « doutes » concernant l'intégrité de la commissaire désignée aux Transports, la Roumaine Rovana Plumb.
« L'intégrité et l'excellence devraient guider non seulement nos actions, mais aussi ceux qui ont l'honneur de diriger les institutions européennes. Rovana Plumb a prétendument été impliquée dans plusieurs cas de corruption en Roumanie, des affaires qui n'ont pu faire l'objet d'enquêtes judiciaires en raison de l'immunité parlementaire », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Tout se jouera, d'après lui, lors de l'audition de Mme Plumb, mercredi 2 octobre, par les commissions des transports et de l'environnement, au cours de laquelle « toute ombre de corruption » devra être levée (EUROPE 12329/7).
Réuni mercredi 18 septembre dans la soirée, le groupe Renew Europe a discuté d'une méthode d'analyse des performances de chaque commissaire durant les auditions, sur la base de critères tels que l'attachement aux valeurs européennes, l'intégrité, les compétences et la vision, la compatibilité avec la lettre de mission.
« L'audition est l'occasion de pouvoir répondre si les commissaires répondent à ces critères », a déclaré le président du groupe, Dacian Cioloș, mercredi 18 septembre à Strasbourg. « Notre objectif n'est pas de signer un pacte de non-agression avec tel ou tel groupe politique », mais d'avoir l'évaluation « la plus juste et transparente possible » sur la base de critères « objectifs », a-t-il ajouté, soucieux que les citoyens européens comprennent les décisions qui seront prises.
Sur les doutes exprimés par M. Bauzá, le libéral roumain a dit que cette position de l'élu espagnol de Ciudadanos n'avait pas été discutée au niveau du groupe et avait été prise après une rencontre avec Mme Plumb. Il a conseillé à chaque commissaire désigné - tant Mme Plumb et M. Trócsányi que M. Reynders et Mme Goulard au sein de son propre camp - de clarifier leur situation relative à leurs démêlés avec la justice.
Lors de leur audition, les commissaires désignés devront « assumer » la politique qu'ils ont menée par le passé, a souligné M. Cioloș. M. Trócsányi devra notamment expliquer comment il va défendre la justice et l'État de droit auprès des pays candidats à l'adhésion à l'UE et démontrer que cela est « compatible » avec son parcours au sein du gouvernement hongrois. (Mathieu Bion)