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Bulletin Quotidien Europe N° 12309
INSTITUTIONNEL / Hongrie

Viktor Orbán salue le « pragmatisme » d'Ursula von der Leyen 

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a rencontré à Bruxelles, le 1er août, la présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des entretiens que la nouvelle présidente élue mène avec les chefs d’État et de gouvernement pour constituer son équipe et son programme de travail.

La présidente élue a décrit sur Twitter de « bonnes discussions » avec le Hongrois, les deux responsables s’étant notamment entendus sur le besoin d’un « nouveau départ » et de « solutions pragmatiques sur la migration ». La dirigeante a notamment souligné que l'État de droit était « crucial » et s’appliquait « à tous ».

À l’issue de cet entretien, le dirigeant hongrois a déclaré à la chaîne M1 que le choix de Mme von der Leyen était une « bonne décision » et qu’il était bon de « garder les guérillas idéologiques à l'écart » et de choisir des « dirigeants pragmatiques ».

Viktor Orbán a dit d’Ursula von der Leyen que ses idées rejoignaient les siennes, notamment en ce qui concerne la famille et la sécurité ou encore le développement d'une défense européenne, ont rapporté les médias hongrois.

Aucun autre entretien n’était prévu à ce stade avec la Commission Juncker, a indiqué, de son côté, Mina Andreeva, porte-parole de l’institution, alors que Viktor Orbán s’en est pris à Jean-Claude Juncker et Manfred Weber pour avoir intenté des actions contre son pays sur la question de l’État de droit. Viktor Orbán a clairement soutenu Mme von der Leyen avec l'objectif d’alléger la pression de Bruxelles sur son pays.

Pendant sa campagne pour son élection, l’Allemande a maintenu que la Commission aurait une ligne forte sur le sujet, mais cela concernera tous les États membres et pas quelques pays spécifiques. « Personne n’est parfait », avait-elle dit à plusieurs journaux européens à la suite de son élection. Mme von der Leyen soutient le lien de conditionnalité entre fonds européens et respect de l’État de droit, mais n’a pas annoncé, à ce stade, d’autres mécanismes dotés de nouvelles sanctions.

Le candidat hongrois pour la Commission européenne est l’actuel eurodéputé László Trócsányi, ancien ministre de la Justice. (Solenn Paulic)

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