Quelque 47% des ménages monoparentaux sont en risque de pauvreté. C’est l’une des grandes données d’une note publiée par la Commission européenne, mercredi 31 juillet, qui vise à faire un tour d’horizon des actions et législations nationales à travers l’Union européenne en la matière.
Les ménages monoparentaux sont en forte progression à travers toute l’Union, en raison notamment de l’augmentation des divorces, relève la note. Or, en cas de divorce, ce sont souvent les femmes qui se chargent de l’éducation des enfants. Problème : celles-ci souffrent de multiples discriminations. Ce sont des salaires plus bas par rapport aux hommes ou encore, par exemple, un accès plus difficile au marché du travail. Cela aboutit souvent à des situations de grande précarité professionnelle et de détresse psychologique.
Le paysage européen des initiatives et législations est particulièrement contrasté en la matière. Deux grands types de politiques sont mis en place et combinés, constate la Commission européenne, à savoir les aides sociales et les politiques d’aide à l’emploi.
Les soutiens financiers prennent plusieurs formes : certains États membres prévoient un crédit d’impôt spécial pour les parents isolés (Autriche, Irlande), d’autres proposent des prestations familiales plus élevées pour les ménages monoparentaux (Italie, Portugal). Enfin, certains mettent en place des aides sociales en fonction des revenus, plutôt qu’en fonction du statut familial (Royaume-Uni). Là aussi, ces aides sont souvent articulées ensemble, avec toutefois des succès très variables d’un État membre à un autre.
Ainsi, la situation des ménages monoparentaux est particulièrement préoccupante en Irlande et en Bulgarie, où plus de 60% d'entre eux sont en risque de pauvreté et d’exclusion sociale, au contraire de l’Estonie ou du Danemark, où « seulement » 35% de ces ménages sont dans une telle situation. L’Estonie est l’un des rares États membres (avec la Hongrie) à avoir un taux d’emploi plus élevé pour les parents isolés (au-dessus de 80%) que ceux en couple.
Pour consulter la note : https://bit.ly/2ZmZPm1 (Pascal Hansens)