Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a expliqué, mercredi 31 juillet, qu’il n’y avait pas de demande de mission de l’Alliance dans le Golfe, alors que les tensions sont toujours élevées dans le détroit d’Ormuz.
Les États-Unis et le Royaume-Uni (EUROPE 12302/17) veulent mettre en place des missions navales dans la zone.
« Tous les Alliés sont inquiets de la situation dans le Golfe ; la liberté de navigation est très importante. Plusieurs alliés ont déjà des moyens (assets) dans le Golfe, mais il n’y a pas de demande pour une mission de l’OTAN », a expliqué le secrétaire général lors d’un point presse à Bruxelles avec la nouvelle ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer.
M. Stoltenberg a précisé que les Alliés allaient continuer à échanger des renseignements et des informations à propos de la situation.
De son côté, interrogé sur la proposition américaine à l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni de participer à une mission de protection dans le détroit, le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Carlos Martin Ruiz De Gordejuela s’est contenté de rappeler la position européenne.
« Nous suivons les événements de près. Dans cette situation de tensions, nous rappelons l’importance de faire preuve d’une retenue maximale et d’une baisse des tensions dans la zone », a-t-il expliqué, rappelant l’importance de la liberté de navigation. Le porte-parole a précisé que l’UE, en tant que telle, n’était pas partie aux négociations pour la création des missions.
Par ailleurs, selon le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, Paris, Londres et Berlin travaillent à une « mission de suivi et d'observation de la sécurité maritime dans le Golfe ». (Camille-Cerise Gessant)