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Bulletin Quotidien Europe N° 12308
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POLITIQUES SECTORIELLES / Industrie

Le CESE craint une délocalisation massive de l’industrie automobile

La stratégie pour les batteries ne doit pas constituer une action ponctuelle, mais, au contraire, être structurelle et s’inscrire sur le long terme, autrement l’industrie automobile européenne menace de délocaliser ses centres de production au plus près des zones de production de batteries, situées dans leur grande majorité en Asie. C’est ce qu’il ressort d’un avis du Comité économique et social européen (CESE), porté par Colin Lustenhouwer, adopté lors de la session plénière de juillet.

Pour M. Lustenhouwer, la durée et l’intensité des actions sont primordiales, étant donné que le délai d’amortissement des investissements est particulièrement long (entre 20 et 30 ans). Mais, quelle que soit la stratégie, une difficulté reste à lever : la quantité limitée de matières premières dont dispose l’Union européenne (lithium, nickel, manganèse et cobalt), qui ne couvrirait qu’environ 15 à 20% de la demande totale européenne. Pour ce faire, la seule solution serait, selon le CESE, de faire un saut technologique pour se spécialiser dans les batteries dites « solides » (batteries à électrolyte solide).

En outre, d'après le CESE, les Européens sont dans leur ensemble contre l’ouverture de nouvelles mines, car attentifs « à l’aspect social et environnemental ». Pour lever les résistances, il est dès lors crucial d’associer les communautés locales. L’autre moyen serait de développer au niveau européen un secteur de recyclage des batteries efficace. Pour l’heure, note le CESE, le taux de recyclage reste « bas » : environ 57% des batteries conventionnelles ne sont pas recyclées et seulement 10% des batteries usagées sont récupérées.

L’Union européenne est mobilisée depuis plusieurs mois pour faire émerger un secteur européen concurrentiel de la batterie pour récupérer des parts de marché au niveau mondial (EUROPE 12276/22), où sa présence est, pour l’heure, anecdotique (moins de 3%), là où la Chine, le Japon et la Corée du Sud représentent 85% de la production mondiale.

Pour consulter l'avis (en anglais) : https://bit.ly/2KedvJH (Pascal Hansens)

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