Mathieu Branders, le porte-parole de l’Autorité nationale de sécurité belge a dit entendre les inquiétudes exprimées par les journalistes, mais aussi par la Commission, et vouloir « les prendre en considération » pour d'éventuels « ajustements », a rapporté l’agence Reuters dans un article daté du 1er août.
« La mise en œuvre des nouvelles mesures sera évaluée et elles pourront, si nécessaire, être ajustées à l’avenir », a-t-il indiqué à l’agence de presse britannique, cherchant à apaiser l’inquiétude croissante parmi le millier de journalistes travaillant à Bruxelles et suivant les politiques européennes.
Car la colère gronde parmi les journalistes, mais aussi au sein de la Commission européenne, après l’annonce par le Conseil de l’introduction d’un droit de 50 euros pour une durée de 6 mois pour les contrôles de sécurité lors des sommets européens (EUROPE 12075).
Cette nouvelle charge, qui risque de frapper durement les indépendants et les petits médias, notamment des États à faible revenu, a été introduite à la suite d'une révision de la loi belge relative à la classification et aux habilitations de sécurité de 1998 et dont les nouvelles dispositions sont entrées en vigueur au premier juin.
L’Association de la presse internationale (API) demande l’abandon de ces mesures en raison des multiples discriminations qu'elles génèrent. La Fédération européenne des journalistes, pour sa part, demande une exemption pour les journalistes. (Pascal Hansens)