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Bulletin Quotidien Europe N° 12065
ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

Jean-Claude Juncker entend réaffirmer à Donald Trump, le 25 juillet, l'indivisibilité de l'UE en matière commerciale

Avant sa visite auprès du président américain, Donald Trump, le 25 juillet à Washington, pour tenter d'apaiser les tensions commerciales transatlantiques, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a réaffirmé, mercredi 18 juillet, la détermination de l'Union européenne à ne pas se laisser impressionner par les « provocations » de M. Trump, réaffirmant l'indivisibilité de l'UE en matière commerciale. 

« Mon approche globale a été démontrée lors de la dernière réunion du G7 au Canada. Parce que j'ai répété devant le président américain les arguments européens. Je le répéterai encore et encore. Il ne s'agit pas de fausses nouvelles (fake news), mais de faits objectifs », a assuré M. Juncker devant la presse. 

Après l'entrée en vigueur, le 1er juin, des droits de douane américains contre les importations d'acier et d'aluminium en provenance de l'UE, le sommet du G7 de Charlevoix (Canada), les 8 et 9 juin, a accentué un peu plus les désaccords commerciaux entre Européens et Américains, notamment sur la question des déséquilibres commerciaux (EUROPE 12038). 

« J’ai eu déjà l’occasion d’en parler avec M. Trump lors du sommet du G7 à Charlevoix : tout compte fait, les multinationales américaines sont gagnantes sur l'ensemble de nos échanges de biens et services. Le bilan est tout à fait différent : nous sommes en déficit et non pas nos amis américains », avait expliqué M. Juncker devant la presse à l'issue du sommet européen du 29 juin. 

En réponse au relèvement tarifaire américain sur l'acier et l'aluminium, « le sursaut européen a déjà eu lieu. Nous avons déjà pris des contre-mesures et nous continuerons de répondre du tac au tac aux provocations qui peuvent nous être lancées », a averti M. Juncker mercredi. 

« Je voudrais faire comprendre au président des États-Unis - j'ai déjà essayé sans grand succès - qu'en matière commerciale, l’UE forme une unité indivisible et la Commission est en charge de l'articulation de la politique commerciale. Tous les efforts pour diviser les Européens sont vains », a insisté M. Juncker. 

La semaine prochaine, le président de la Commission devrait faire savoir à M. Trump que l'UE est disposée à envisager un accord commercial avec les États-Unis et d'autres pays exportateurs de voitures pour abaisser les droits de douane dans le secteur automobile, rapportait l'agence Bloomberg, mardi soir. 

Malgré le relèvement tarifaire américain unilatéral contre les importations d'acier et d'aluminium et alors que M. Trump menace de frapper les importations de voitures de l'UE de droits de 20 %, l'UE reste prête à discuter d'un accord restreint de libéralisation tarifaire sur les produits industriels, incluant les voitures et pièces détachées (EUROPE 12049). 

Les contours du 'mandat' de M. Juncker pour discuter avec M. Trump étaient discutés, à l'heure où nous mettions sous presse, mercredi, entre les ambassadeurs des États membres de l'UE (Coreper), lors d'un premier échange de vues consacré au dossier. (Emmanuel Hagry)

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