Le président de la sous-commission des droits de l’homme du PE, Pier Antonio Panzeri (S&D, italien), à la tête d’une délégation de six députés en visite en Thaïlande du 16 au 18 juillet, a exhorté le pays à organiser des « élections générales libres et équitables, conformément aux normes internationales, en vue de rétablir un gouvernement civil démocratiquement élu et doté d'institutions démocratiques fonctionnelles ». Ces élections, sans cesse repoussées, sont prévues pour février 2019.
Dans son communiqué, M. Panzeri a prévenu qu’« un retour à la démocratie par des élections libres, équitables et inclusives (constituait) une condition essentielle pour les relations UE/Thaïlande permettant la reprise des négociations sur l'accord de libre-échange et la signature de l'accord de partenariat et de coopération ».
Il a demandé le rétablissement des droits civils et politiques par la « levée de toutes les restrictions aux libertés d'expression, de réunion et d'association dans un environnement propice à l'exercice libre et pacifique des droits des partis politiques, des organisations de la société civile et des défenseurs des droits de l'homme ». Selon lui, la Thaïlande doit reconsidérer l'utilisation disproportionnée des lois pénales et séditieuses, « qui entraînent souvent des peines d'emprisonnement contre les défenseurs des droits humains », et « enquêter sur les violations des droits de l'homme commises par les forces de sécurité ».
Le Parlement européen suivra de près le processus électoral et évaluera régulièrement la situation des défenseurs des droits de l'homme et des travailleurs, a prévenu M. Panzeri. (Camille-Cerise Gessant)