Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le Premier ministre croate, Andrej Plenković, ont longuement parlé de la stratégie d’élargissement de l’UE aux Balkans occidentaux, mercredi 14 février, et notamment des relations entre la Croatie et la Serbie, où le président Juncker se rendra prochainement. Ils ont aussi évoqué la préparation de la présidence croate du Conseil de l’UE, la Croatie assumant cette charge au premier semestre 2020.
Les deux hommes n’ont cependant pas abordé la question du contentieux frontalier qui oppose la Croatie et la Slovénie, ont-ils expliqué à l’issue de leur rencontre, même si le président de la Commission a rappelé que son institution voulait jouer les bons offices et se mettait à la disposition de ces deux pays pour permettre de trouver une solution. Le président Juncker a aussi réitéré le fait qu’aucun candidat à l’élargissement ne pourra rentrer dans l’UE s’il traîne avec ses voisins des contentieux territoriaux. « Toutes les questions frontalières doivent être réglées avant d’être membre de l'UE », a-t-il martelé, précisant bien que, dans le conflit croato-slovène, la Commission n’avait pas pour rôle de dire si « telle ou telle partie a raison ».
Sur l’élargissement, le Premier ministre croate a souligné l’expérience dont dispose son pays et sa capacité à aider les voisins de la Croatie à remplir les critères d’adhésion. Il a aussi longuement évoqué le travail fait avec la Serbie pour surmonter les « blessures » du passé, mais aussi les divergences qui persistent entre les deux pays sur les frontières. (Solenn Paulic)