Les ambassadeurs au Kosovo de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis ont demandé, vendredi 5 janvier, « à tous les responsables institutionnels, chefs de partis ou députés d’abandonner toute idée d’abrogation ou de renégociation de tout aspect de la loi sur les chambres spécialisées ».
L’Assemblée kosovare a récemment tenté d’abroger la loi sur ces chambres, alors qu’elle les avait créées en 2015.
« Une telle démarche remet en question l’engagement du Kosovo à l’égard de l’État de droit et met en péril tout ce que le pays a accompli », ont-ils estimé dans une déclaration commune. « Quiconque soutiendra une telle initiative rejettera le partenariat du Kosovo avec nos pays », ont-ils prévenu.
Selon eux, « il n’y a pas de raison d’arrêter le travail » des chambres. Leur création était « le seul moyen pour le Kosovo de montrer son attachement à la justice et à la primauté du droit et de continuer à recevoir un soutien international », ont-ils ajouté.
Les ambassadeurs ont exhorté tous les dirigeants et tous les membres de l’Assemblée à dénoncer l’initiative d’abrogation ou de renégociation et à informer les citoyens des « graves conséquences négatives, y compris sur l’intégration internationale et euro-atlantique du Kosovo, s’il continue dans cette voie ». (Camille-Cerise Gessant)