Les députés européens de la commission ‘développement régional’ (REGI) considèrent nécessaire de renforcer la participation des autorités locales et régionales ainsi que des acteurs privés et publics dans le cadre de la gouvernance multiniveaux des stratégies macrorégionales, dans un rapport d’initiative adoptée à une écrasante majorité (34 voix pour, une voix contre, une abstention), jeudi 23 novembre.
« La politique de cohésion pour l’après-2020 aura à faire face à de nouveaux défis auxquels l’Europe est déjà confrontée », a déclaré le rapporteur du texte Andrea Cozzolino (S&D, italien), citant notamment la question des flux migratoires. À ses yeux, les problèmes transfrontaliers peuvent être mieux gérés par le biais de plateformes transnationales et transrégionales. En cela, les stratégies macrorégionales doivent être mieux définies dans leur champ d’action et quant aux budgets qui leur sont alloués, a-t-il insisté. Pour l’eurodéputé, les choses sont claires : les stratégies macrorégionales constituent un « paradigme pour l’avenir ».
Pour les députés il est nécessaire d’améliorer la coordination entre les différents niveaux ainsi que les partenariats, en attribuant en suffisance les ressources humaines et administratives aux niveaux national et régional. Par ailleurs, les députés insistent pour renforcer la flexibilité de ses stratégies pour faire face à des événements ou des besoins imprévus - comme des vagues migratoires importantes.
Ils mettent en outre l'accent sur la nécessité d’avoir, à l’avenir, une perspective à long terme et soulignent l’importance d’avoir des mécanismes de communication publique efficaces afin de faire connaître ces stratégies macrorégionales auprès des communautés locales et régionales, et par là même, renforcer leur acceptation parmi celles-ci.
Ils insistent par ailleurs pour que les États membres participants formulent des engagements clairs pour ce qui est des financements et des ressources humaines attribuées pour la mise en œuvre de ces stratégies macrorégionales. Pour eux, les objectifs des stratégies macrorégionales doivent être en ligne avec des initiatives phares de l’Union européenne, telles que l’accord de Paris sur le climat ou encore la 'croissance bleue'.
Pour rappel, à l'heure actuelle, il existe quatre stratégies macrorégionales (la stratégie baltique, du Danube, adriatique-ionienne ou encore alpine) qui regroupent 19 États membres. (Pascal Hansens)