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Bulletin Quotidien Europe N° 11849
ACTION EXTÉRIEURE / Balkans

Chaque pays des Balkans occidentaux nommera un coordinateur pour mettre en place la zone économique régionale

Le commissaire aux Négociations d’élargissement, Johannes Hahn, a annoncé, samedi 26 août, la nomination, d’ici mi-septembre, de coordinateurs dans chacun des six pays des Balkans occidentaux pour la mise en place de la zone économique régionale, décidée lors du sommet de Trieste, le 12 juillet dernier (EUROPE 11827).

« Aujourd’hui (le 26 août, ndlr), il y a eu un accord pour nommer des sherpas, des 'coordinateurs régionaux', dans chaque cabinet des Premiers ministres pour faire en sorte que, dans chaque ministère et chaque chambre de commerce, les gens soient engagés envers l’agenda de réformes. Ces six sherpas seront nommés d’ici mi-septembre pour vraiment pouvoir s'engager dans la concrétisation » de la zone économique, a expliqué M. Hahn à la presse à l’issue d’une réunion informelle des dirigeants des six pays des Balkans occidentaux en Albanie.

Le commissaire a précisé que la feuille de route pour la création de cette zone comportait 115 éléments. Et, selon le Premier ministre albanais Edi Rama, si certaines de ces mesures étaient mises en œuvre, cela permettrait d’économiser 900 millions d’euros qui seraient disponibles pour les budgets nationaux. « Nous avons des interconnexions si problématiques en termes de commerce que chaque année, nous perdons 3 millions d’heures en douane », a-t-il ajouté.

En 10 ans, les exportations des pays des Balkans occidentaux vers l’UE ont doublé, pour atteindre 46 milliards d’euros, alors que, sur la même période, le commerce entre les six pays n’a, lui, pas augmenté.

Les Albanais ne peuvent pas demander l'asile à l'UE

M. Hahn et M. Rama ont aussi discuté des relations entre l’UE et l’Albanie. Le commissaire a précisé qu’il était « irréaliste de croire que quelqu’un puisse obtenir le statut de demandeur d’asile dans l’UE en tant qu’Albanais ». Il a ajouté que cela était préjudiciable pour le pays, tout en saluant les efforts des autorités albanaises pour réduire le nombre de demandeurs d’asile albanais.

« L’asile n’est pas une option », a confirmé M. Rama, refusant toutefois que soit pointé du doigt son pays sur cette question ou celle de la criminalité organisée. « Le crime n’a pas de nationalité », a-t-il insisté, alors que la police et des procureurs néerlandais auraient demandé la réintroduction de visas pour les Albanais en raison d’une montée du crime organisé depuis ce pays. M. Rama a qualifié d’« inacceptable » le fait d'associer un peuple au crime. (Camille-Cerise Gessant)

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