Les eurodéputés membres de la commission des libertés civiles du PE ont à nouveau débattu, jeudi 23 mars, de la lutte contre le terrorisme lors d’une audition organisée au lendemain de l’attentat de Londres qui a tué trois personnes et fait plus d’une vingtaine de blessés (EUROPE 11751).
Le commissaire européen chargé de l’Union de la sécurité, Julian King, a exprimé son émotion au début de la séance et fait observer que cet attentat, revendiqué depuis par l’État islamique, n’était sûrement pas « un accident », alors qu’était célébré le jour même le premier anniversaire des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016.
Le commissaire a une fois de plus insisté auprès des parlementaires sur les efforts à fournir (et fournis jusqu’à présent) en matière de partage d’informations. Les « promesses de renforcement de ces échanges deviennent de plus en plus importantes », a-t-il dit aux députés. La Commission européenne a pour sa part toujours demandé « aux États membres d’exploiter pleinement les systèmes d’échange d’informations » et a travaillé d’arrache-pied toutes ces dernières années « pour combler les lacunes ».
Le commissaire britannique a rappelé l’action de l’UE depuis les attentats de l’année 2015, entre l’adoption du système PNR sur la collecte des données des passagers aériens, les actions pour faciliter l’interopérabilité des systèmes d’informations et, plus récemment, les propositions de modifications du Système d’information Schengen dans lequel ont été introduites de nouvelles catégories d’alerte. Aux députés, Julian King a bien dit que le risque zéro n’existerait jamais en la matière, mais qu’il était possible de rendre la réalisation d’attentats de plus en plus compliquée.
Pendant cette audition, les services de police d’Anvers en Belgique étaient également en alerte, un individu ayant tenté de foncer également sur la foule avec sa voiture, mais ayant été intercepté avant.
De son côté, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, devait s’entretenir dans la journée avec le Premier ministre britannique, Theresa May, au sujet de l’attentat à Westminster. (Solenn Paulic)