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Bulletin Quotidien Europe N° 11752
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ACTION EXTÉRIEURE / Russie/ukraine

Les pressions de l’UE sur la Crimée ne changeront pas la politique russe, prévient Moscou

Le ministère russe des Affaires étrangères a souligné, mercredi 22 mars, que la politique de l’UE envers la Crimée ne changerait pas l’attitude russe.

« La Crimée et Sébastopol font partie intégrante de la Fédération de Russie » et « les méthodes de pression politique et économique auxquelles l'Union européenne fait régulièrement appel sont des efforts inutiles et ne changeront pas ce fait », a souligné le département ‘Presse et information’ du ministère, dans un communiqué envoyé à la presse.

Dans son communiqué, le ministère a dénoncé la déclaration de la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité du 18 mars (EUROPE 11748) et la résolution du PE du 20 mars sur la Crimée (EUROPE 11747). « Au lieu de répéter des assertions non étayées par Kiev concernant les prétendues ‘violations des droits de l'homme’ et ‘l'annexion de la Crimée’, les fonctionnaires européens souhaitant recevoir des informations objectives sur la situation en Crimée russe feraient mieux de visiter la péninsule et de voir de leurs propres yeux ce qu’il en est réellement, comme l'ont déjà fait de nombreuses personnalités publiques et politiques impartiales des États membres de l'UE »,  a souligné le ministère. Il a estimé que Bruxelles restait « détachée de la réalité et refusait de reconnaître les changements évidents et positifs » dans la vie des habitants depuis l'annexion. Le ministère a qualifié de « mythique » la dégradation des droits des Tatars de Crimée dont parlent les Européens. « Il est clair que l'UE a depuis longtemps perdu son droit moral à agir en tant qu'autorité en matière de droits de l'homme », a ajouté le communiqué, citant notamment les problèmes des droits de l’homme au sein de l’UE.

Le ministère dénonce aussi les mesures discriminatoires de l'UE contre la Crimée dans le cadre de la 'politique de non-reconnaissance' de la réunification de la Crimée avec la Russie. Selon lui, les 'visas de représailles' (limite de l’octroi de visas pour les Criméens) vont à l'encontre de toute une série de normes de droit international, tout comme la demande de l’UE aux membres de l’ONU d'imposer des sanctions à la Russie.

« Les inventions concernant les 'menaces à la sécurité internationale' et la 'militarisation en cours' de la Crimée sont (…) une surprise », a ajouté le ministère russe. (Camille-Cerise Gessant)

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