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Bulletin Quotidien Europe N° 11701
POLITIQUES SECTORIELLES / PÊche

Chine, États-Unis et Corée du Sud sont les champions des subventions à la pêche

La Chine, les États-Unis et la Corée du Sud consacrent les plus gros budgets pour financer leurs subventions à la pêche, selon une étude publiée mercredi 11 janvier par la Commission européenne.

Pour ces trois pays tiers, plus de 95% des subventions sont destinées au sous-secteur de la pêche, indique le rapport. Il vise à dresser un état des lieux du niveau des aides publiques accordées par les plus grands concurrents de l’UE en matière de pêche : Japon, Corée du Sud, Chine, Russie, Taiwan et États-Unis.

L’UE a transmis fin 2016 à l'OMC une proposition visant à relancer les négociations sur les subventions à la pêche. L’objectif est d’éliminer les aides qui augmentent la capacité des flottes de capturer des poissons et celles accordées aux pêcheurs qui se livrent à la pêche illégale, non réglementée ou non déclarée (EUROPE 11647).

5,5 milliards d’euros par an en Chine

L’étude publiée mercredi montre, par exemple, que la Chine consacre une moyenne annuelle de 5,56 milliards d’euros de subventions à la pêche (1,5 milliard de dollars aux États-Unis). Le montant des subventions chinoises pour le secteur de la pêche représente 17% de la valeur produite et les aides au carburant représentent près de 90% de ces soutiens.

770 euros par tonne en Corée du Sud. Le rapport constate que le taux de subvention par tonne distribuée au sous-secteur de la pêche est au plus haut pour la Corée du Sud (770 euros par tonne en 2013), les États-Unis (379 euros/t en 2012) et le Japon (170 euros/t en 2015).

La Russie a le taux de subvention par tonne distribuée au sous-secteur de l’aquaculture le plus élevé. Près de 33% de l’ensemble des subventions distribuées par la Russie en 2015 (91 millions d’euros) ont été attribuées au secteur aquacole. Les subventions destinées aux secteurs de la commercialisation et de la transformation sont faibles pour l’ensemble des pays étudiés.

Les auteurs de l’étude signalent que les déclarations faites par les États à l’OMC (Organisation mondiale du commerce) ne sont pas régulières et « l’absence d’un cadre systématique de déclaration des subventions ne facilite pas cette collecte des données ». Enfin, la déclaration de subventions devrait être plus cohérente d’un pays à l’autre, selon l’étude, qui pointe le fait que seuls certains pays publient systématiquement leur niveau d’aides au carburant.  (Lionel Changeur)

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