La Fédération européenne des vins d’origine (EFOW) indique, dans un communiqué publié mercredi 11 janvier, qu’elle devra, en 2017, défendre la spécificité de la viticulture dans plusieurs domaines : simplification de la législation, politique agricole commune (PAC) post-2020 et accords commerciaux.
Le projet de la Commission de simplification de la législation viticole inquiète les producteurs de vins d’origine : la suppression envisagée de l’étiquetage temporaire est jugée inacceptable par l’EFOW (EUROPE 11691). Les services de la Commission voudraient supprimer les dispositions permettant l’application temporaire, avant validation définitive par la Commission, de l’étiquetage d’une dénomination en cas de modification du cahier des charges. « Les producteurs ont besoin de modifier régulièrement les cahiers des charges pour s’adapter à des circonstances nouvelles. Remettre en cause cette disposition, c’est rallonger les délais de validation », déclare le président d’EFOW, Bernard Farges.
PAC post-2020. Autre dossier jugé important : les négociations sur la PAC post-2020. « Le 'Brexit' et les différentes élections à venir en France et en Allemagne font planer beaucoup d’incertitudes, notamment sur le niveau du budget alloué à la future PAC », souligne l’organisation. L’inquiétude principale de cette dernière concerne les enveloppes nationales allouées au secteur du vin (investissements ou restructuration). La Commission aurait confirmé sa volonté de prolonger ces enveloppes nationales jusqu’en 2023. Les producteurs de vins d’origine souhaitent aussi que soit préservé le système d’autorisations de plantations.
Accords commerciaux. L’EFOW se mobilise par ailleurs pour que la reconnaissance des indications géographiques soit un objectif de tous les accords commerciaux négociés par l'UE. Dans l’accord avec le Canada (CETA), les indications géographiques viticoles européennes sont protégées au Canada et les droits de douane pour l’exportation de vins UE ont été supprimés.
L’EFOW soutient la conclusion d’un accord avec les États-Unis (TTIP), « à condition que l’intégralité des indications géographiques viticoles soit protégée ». Actuellement, 17 dénominations européennes sont considérées comme ‘semi-génériques’ aux États-Unis et peuvent être utilisées par les vignerons américains avec un nom géographique local : Burgundy, Chablis, Champagne, Chianti, Claret, Haut Sauterne, Hock, Madeira, Malaga, Marsala, Moselle, Port, Retsina, Rhine, Sauterne, Sherry et Tokay. (Lionel Changeur)