Assez parlé, le moment est venu d’agir pour réduire les émissions toxiques des centrales à charbon ! C’est le message qu’a adressé le Bureau européen de l’environnement (BEE) aux États membres de l’UE, jeudi 20 octobre, jour où une étape a été franchie vers l’établissement de nouvelles normes de performances environnementales pour les centrales à charbon en Europe.
Ce jour-là, toutes les parties prenantes ont formulé leur avis final sur le projet de mise à jour du document ‘BREF’ sur les normes de performance des grandes installations de combustion sur la base des meilleures techniques disponibles.
La révision de ces normes, dont l’adoption a déjà été différée de deux ans, devrait normalement intervenir en fin d’année. Or, plusieurs États membres – Finlande, Grèce, Pologne, République tchèque et Royaume-Uni - aimeraient encore différer cette révision de deux années supplémentaires et en diluer la portée, déplore le BEE.
« Ce nouveau document a déjà plus de deux ans de retard. Il doit absolument être adopté formellement et publié au Journal officiel sans délai. Les centrales à charbon, à elles seules, sont responsables de 45 500 décès de plus à cause de ce retard », déclare Christian Schaible, directeur du département politique industrielle au BEE, dans un communiqué.
Un collectif d’ONG environnementales et de défense du climat, dont celles fédérées par le BEE, avait récemment publié un rapport sur ce lourd bilan pour la santé humaine des centrales à charbon dans l’UE (EUROPE 11644). (Aminata Niang)