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Bulletin Quotidien Europe N° 11418
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) libye

Le maire de Tripoli invite les Européens à revenir

Bruxelles, 26/10/2015 (Agence Europe) - Le maire de Tripoli, Abdlrauf Beitelmal, a appelé, lundi 26 octobre, les Européens à revenir dans sa ville.

M. Beitelmal a ainsi invité l'UE à rétablir son bureau à Tripoli et les ambassades des États membres. « Je ne vois pas pourquoi ils ne le feraient pas », a-t-il expliqué, lors d'un point presse en marge de l'Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (Arlem). Le personnel international de la délégation de l'UE et de la Mission de l'UE d'assistance aux frontières (EUBAM Libye) a déménagé le 31 juillet 2014 en Tunisie « à la suite de la détérioration de la situation sécuritaire à Tripoli » (EUROPE 11134). « Nous avons besoin que les gens viennent ici et vivent la réalité, pour qu'ils voient comment c'est exactement », a-t-il ajouté.

Le maire de Tripoli a expliqué que la situation dans son pays était plus stable que celle décrite par les médias. « La situation en Libye n'est pas aussi mauvaise qu'elle est dépeinte », a-t-il expliqué, précisant que ce que les médias racontaient sur son pays ne reflétait qu'à 10% la réalité. « C'est assez sûr à Tripoli », a-t-il précisé, tout en reconnaissant que ce n'était pas le cas dans d'autres endroits.

Soulignant avoir entendu l'intention de l'UE et du monde entier d'aider la Libye à rester debout, M. Beitelmal a expliqué qu'ils devaient « commencer par la gouvernance locale ». Il a précisé que les municipalités en Libye n'avaient aucune ressource et avaient besoin d'apprendre des autres. Selon lui, les principaux problèmes sont l'éducation, la santé, l'environnement ou encore le renforcement des capacités. « Il y a un gros problème avec la gestion », a-t-il ajouté. « Nous avons besoin de l'Europe, (pour nous conseiller) sur comment gérer les organisations », a-t-il ajouté, appelant l'UE à envoyer des experts. En session, le maire de Tripoli a souligné qu'il y avait le besoin d'une « aide d'urgence » pour « l'infrastructure d'urgence », comme les services médicaux et le soutien aux enfants, et que son pays avait des « besoins énormes » en matière d'éducation. Des « énormes » ressources sont aussi nécessaires pour faire face aux problèmes liés à la migration, a-t-il ajouté. (Camille-Cerise Gessant)

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