Bruxelles, 11/09/2015 (Agence Europe) - Aucune mesure forte n'a émergé durant la première partie de la réunion extraordinaire du groupe d'experts en sûreté des transports terrestres, le LANDSEC, vendredi 11 septembre, indique-t-on à la Commission européenne.
Ce matin, les principaux représentants européens du secteur ferroviaire, parmi lesquels, entre autres, la Community of European Railway and Infrastructure Companies (CER), la European Rail Infrastructure Managers (EIM), l'International Union of Railways (UIC), Colpofer, l'European organisation for security (EOS), ont échangé leurs points de vue et fait un retour d'expérience sur la question de la sûreté ferroviaire, toujours dans un souci d'apporter une réponse proportionnée, rapporte une source européenne.
Des mesures mineures et déjà existantes ont ainsi été évoquées, telles que la mise en place de poubelles transparentes dans les gares, afin de rendre visible leur contenu, ou la formation de nouveaux profilers qui analyseraient le comportement des passagers en vue de détecter ceux qui présenteraient une attitude suspecte, selon une source institutionnelle. Un autre point qui a été discuté est de demander aux compagnies ferroviaires de présenter à l'avenir un plan de sûreté, sans en imposer le contenu afin de leur laisser une large manoeuvre, explique la même personne. Ce serait aux compagnies ferroviaires de présenter leur plan de sûreté.
« Les mesures de sûreté doivent être modulées selon la menace », explique-t-on en accord avec l'antienne scandée par la Commission européenne. Et d'ajouter: « Il est hors de question de rendre obligatoire l'installation de portiques à l'entrée des gares […] ou d'élargir le PNR au secteur ferroviaire [comme l'avait souhaité la Belgique] ou de modifier le contenu du quatrième paquet ferroviaire». La Commission pourrait formuler une recommandation à l'avenir, mais la décision incombera aux ministres des Transports qui se réuniront le 8 octobre prochain. Les ministres devraient aborder la question lors du déjeuner.
Au moment où cet article a été rédigé, les résultats de la rencontre entre les États membres au sein du LANDSEC, qui se tenait l'après-midi, n'avaient pas encore été communiqués et devraient être connus lundi 14 septembre. Par ailleurs, le COREPER I abordait la question de la sûreté ferroviaire le même jour. « Les choses bougeront réellement la première semaine du mois d'octobre », annonce une autre source européenne. Le Parlement européen aura, pour sa part, un échange de vues avec la commissaire aux Transports, Violeta Bulc, le 14 septembre en fin de journée.
Les neuf États membres ayant participé à la réunion ministérielle extraordinaire du 29 août (EUROPE 11375) avaient demandé à la Commission de proposer des mesures opérationnelles pour le prochain Conseil Transports, où le pilier politique du quatrième paquet ferroviaire sera discuté. La Commission souhaitait avancer trois mesures, mais celles-ci semblent ne pas avoir été réellement abordées ce matin. (Pascal Hansens)