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Bulletin Quotidien Europe N° 11366
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Conseil spécial le 7 septembre sur les marchés agricoles

Bruxelles, 24/07/2015 (Agence Europe) - La Présidence luxembourgeoise a décidé, vendredi 24 juillet, d'organiser le 7 septembre, à Bruxelles, un Conseil Agriculture extraordinaire pour examiner la situation (difficile) des marchés agricoles.

Plusieurs ministres, dont ceux de la France, de la Belgique, ou de l'Italie, ont demandé l'organisation de cette réunion. « Suite à la crise économique qui frappe actuellement, notamment les secteurs laitiers et de l'élevage dans un certain nombre d'États membres de l'Union européenne, la Présidence luxembourgeoise du Conseil de l'UE a décidé de convoquer une réunion extraordinaire du Conseil des ministres de l'Agriculture, le lundi 7 septembre 2015 à Bruxelles », lit-on dans un communiqué.

Les difficultés actuelles rencontrées sur les marchés agricoles sont liées à la baisse des cours internationaux et aux effets de l'embargo russe sur les produits agricoles de l'UE.

Depuis plusieurs mois, Stéphane Le Foll, ministre français de l'Agriculture, « s'est mobilisé pour signaler au niveau communautaire le risque d'une année 2015 très difficile et pour demander à la Commission européenne et aux États membres de se doter d'outils partagés pour suivre et mieux anticiper l'évolution du marché au travers de l'observatoire européen des marchés laitiers et d'être ainsi en ordre de marche pour prendre les mesures adéquates, notamment un relèvement du prix d'intervention », signale le ministère français de l'Agriculture, dans un communiqué. Le ministre français a obtenu qu'un Conseil des ministres formel soit réuni à Bruxelles en septembre pour faire le point sur « la crise de l'élevage et en particulier du lait », précise le ministère français.

M. Le Foll a appelé plusieurs de ses homologues, dont les pays qui connaissent une crise similaire (Italie, Belgique, Allemagne, Irlande et Luxembourg, État qui préside le Conseil).

Après une année 2013 difficile, le prix du lait sur le marché mondial a culminé, en 2014, à 36,2 centimes le litre, incitant les producteurs à produire plus dans la perspective d'augmenter leurs parts de marché avec la disparition des quotas. Le prix a commencé à baisser à l'automne 2014. Une météo favorable et une baisse des achats chinois ont fait déborder la production mondiale. En avril 2015, le cours est tombé sous les 30 centimes le litre.

La Commission européenne est consciente des difficultés que traversent en ce moment les éleveurs, et pas seulement français, a indiqué, mercredi 22 juillet, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques. Elle suit « de très près » la situation et « n'hésitera pas à prendre des mesures si cela s'avérait nécessaire, ce qui n'est pas le cas actuellement, compte tenu du niveau des prix que nous observons et de nos règles ». La nouvelle politique agricole commune (PAC) n'est, en tout cas, pas en cause, dans la situation des éleveurs français, estime le commissaire. « Au contraire, elle est un encouragement, un facilitateur, parce qu'elle contient notamment de nouveaux outils, comme la négociation collective dans le domaine de la filière bovine, ce qui vise à renforcer la capacité de négociation des éleveurs vis-à-vis des autres maillons de la chaîne ». La possibilité d'une négociation collective, censée renforcer la position des producteurs, existe depuis 2014. « Pour l'instant, nous n'avons pas connaissance de négociations contractuelles dans le secteur de la viande bovine », a ajouté M. Moscovici. (Lionel Changeur)

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