Bruxelles, 15/05/2015 (Agence Europe) - Le gouvernement conservateur de David Cameron n'aurait pas forcément comme objectif politique d'obtenir un changement des Traités afin de préparer le référendum promis sur le maintien du pays dans l'Union européenne.
Les autorités britanniques pourraient en effet s'atteler à la possibilité d'autres « voies juridiques », alternatives à une renégociation des Traités, a indiqué le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, Philip Hammond, jeudi 14 mai lors d'une interview au Financial Times.
Alors qu'une renégociation des Traités semble impossible à réaliser d'ici à 2017, voire 2016, date à laquelle le gouvernement Tory compte soumettre son référendum, le ministre a indiqué que Londres souhaitait obtenir un accord le plus vite possible avec ses partenaires, un accord pouvant par ailleurs confirmer la place du Royaume-Uni dans une Union réformée.
L'une des options envisagées consisterait en une décision émise par les leaders européens qui aurait force obligatoire en vertu du droit international mais qui, dans les faits, vient après un changement de traité.
« Voilà comment je veux que ce processus finisse: un bon paquet de réformes ; un 'oui' et un changement radical dans la façon dont la relation fonctionne, la Grande-Bretagne étant vraiment engagée et disposant d'une voix forte dans l'Union », a dit M. Hammond. Le ministre a précisé, par ailleurs, que le timing du référendum dépendrait des partenaires européens. « S'ils accueillent avec enthousiasme l'agenda de réformes… nous avancerons aussi vite que possible », a-t-il jugé.
M. Cameron devrait présenter sa liste d'exigences au sommet européen de juin. (Solenn Paulic)