Bruxelles, 15/05/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a donné le coup d'envoi, mercredi 13 mai, à la mise en place d'un nouveau mécanisme qui lui permettra de mettre davantage à profit les avis scientifiques disponibles en Europe.
Approuvée par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, une recommandation du commissaire à la Recherche, Carlos Moedas, décrit le fonctionnement du futur mécanisme qui devrait être opérationnel d'ici à l'automne 2015. Celui-ci s'appuiera sur les expertises scientifiques disponibles en Europe en établissant des contacts étroits avec des universités et des académies nationales jouant déjà un rôle de conseil dans les États membres. Il sera coordonné par un groupe de scientifiques de haut niveau.
M. Moedas est chargé de mettre en oeuvre ce nouvel arrangement en collaboration avec d'autres commissaires. « Le nouveau modèle pour la fourniture d'avis scientifiques indépendants, combiné avec les propositions attendues sur l'amélioration de la réglementation, contribuera aux efforts continus que fournit la Commission en vue d'élaborer les meilleures politiques possibles fondées sur des données probantes », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Cette annonce a été faite le jour où M. Juncker déjeunait avec d'éminents chercheurs, tels que Sir Paul Nurse (biochimiste britannique, prix Nobel de médecine en 2001), Jules Hoffmann (biologiste français, prix Nobel de médecine en 2011), Serge Haroche (physicien français, prix Nobel de physique en 2012), László Lovász (mathématicien hongrois), Jean Tirole (économiste français, prix Nobel d'économie en 2014) et Edvard Ingjald Moser (neuroscientifique norvégien, prix Nobel de médecine 2014).
Le plan 'Juncker' d'investissement inquiète la communauté scientifique. La communauté scientifique s'inquiète de l'impact potentiellement négatif que le plan 'Juncker' d'investissement pourrait avoir sur les crédits alloués à la recherche dans le cadre du programme 'Horizon 2020'. « Je n'ignore pas que la communauté scientifique en appréhende les effets potentiels à court terme sur la recherche fondamentale et je travaille activement avec les co-législateurs pour faire en sorte qu'ils soient réduits au minimum », a-t-il promis (voir autre nouvelle et EUROPE 111313). (Mathieu Bion)