Bruxelles, 20/03/2015 (Agence Europe) - Les chefs d'État et de gouvernement ont déploré, dans le cadre de leur discussion sur la situation en Libye (voir autre nouvelle) la perte « continue de vies de migrants en mer, accrue par les organisations de trafiquants et de passeurs ». Les Vingt-huit ont réitéré la nécessité de mettre en oeuvre les mesures décidées en octobre 2014 pour mieux gérer les flux migratoires, notamment le « renforcement de l'opération Triton ».
Les chefs d'État et de gouvernement ont encore souligné la nécessité « d'un effort concerté pour accroître le soutien de l'UE aux pays d'origine et de transit ». Le Conseil européen s'est par ailleurs félicité de l'intention de la Commission européenne de présenter en mai son Agenda pour la migration dont les objectifs reposent sur une politique d'asile efficace, une migration légale bien gérée, la lutte et la prévention de l'immigration illégale et la sécurisation des frontières extérieures, indique encore le projet de conclusions.
« Nous avons parlé des opérations actuelles, comme Frontex, qui sont axées sur la sécurité des réfugiés. Il a été souligné que l'Europe pourrait davantage combiner ces actions, que les ministres de la Justice et des Affaires intérieures pourraient développer une stratégie commune. Ce n'est pas seulement un problème de politique intérieure », a pour sa part commenté la chancelière allemande, Angela Merkel, à l'issue des travaux.
L'Italie a pour sa part fait circuler ces derniers jours un 'non-paper' sur les flux migratoires, présenté notamment par le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano, il y a une semaine à Bruxelles. L'Italie veut notamment impliquer davantage les pays tiers les plus fiables comme l'Égypte ou la Tunisie pour prévenir le départ de migrants et les associer graduellement dans des opérations de secours en mer. Des unités navales des pays tiers pourraient ainsi intervenir à la demande des autorités italiennes. L'UE ainsi que les agences onusiennes pourraient aider financièrement ces missions visant, insiste Rome, à partager des opérations de sauvetage en mer entre elle et les pays tiers. (Solenn Paulic avec JC et CG)