Bruxelles, 20/03/2015 (Agence Europe) - Faisant le point sur la situation économique en Europe, le Conseil européen a noté, vendredi 20 mars, que les signaux économiques en Europe étaient revenus au vert.
« La reprise est en cours. Il convient de faire usage de l'accalmie sur tous les fronts pour relancer les réformes et augmenter le potentiel de croissance de l'économie », a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Pour le président du Conseil européen, Donald Tusk, les leaders ont entériné le triptyque (investissement, réformes structurelles, responsabilité budgétaire) sur lequel doivent reposer les politiques socio-économiques nationales (EUROPE 111277). L'Irlande, l'Espagne et le Portugal ont fait part de leur succès en termes de consolidation budgétaire et de croissance, a indiqué la chancelière Angela Merkel. Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a fait ainsi remarquer que son pays était passé en quelques mois du statut de pays inspirant la crainte à celui de moteur de la croissance en Europe.
Les Vingt-Huit se sont pourtant demandés pourquoi la croissance était plus faible en Europe qu'aux États-Unis. Pour Mme Merkel, la société américaine est plus flexible. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a noté que les Américains avaient rapidement restructuré leur secteur financier après la crise de 2008 et possédaient un marché intérieur plus intégré. Son homologue grec, Alexis Tsipras, a souligné que la mission de la FED américaine, mobilisée pour soutenir la croissance, était très différente de celle de la BCE.
Plan 'Juncker'. Le contexte ayant fortement évolué (baisse de 20% de l'euro par rapport au dollar, baisse de près de 50% du prix du pétrole, taux d'intérêt historiquement bas), « je considère que c'est une occasion formidable pour l'investissement: il y a le plan 'Juncker' qui va s'appliquer dès 2015 et les pays peuvent le compléter. La France l'a fait à hauteur de 8 milliards d'euros », a déclaré le président français, François Hollande. Les leaders demandent que le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), censé attirer 315 milliards d'euros d'investissements privés sur 3 ans, soit opérationnel à partir de juin. (Mathieu Bion avec JC/SP/LC)